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[Critique] Yakuza Apocalypse l’ignoble bordel de Takashi Miike

Le problème de Yakuza Apocalypse de Takashi Miike est justement qu’il faudrait plus d’une vie pour synthétiser la longue liste de problèmes qui peuplent ce film. Ils sont légions, mais avec une telle puissance que cela en devient d’ailleurs intolérable. Comme Ringo Lam, Tsui Hark ou d’autres, Takashi Miike est capable du meilleur comme du pire. Mais dans un cas comme dans l’autre quand il se donne pour mission de réussir ou foirer un film, il ne fait pas les choses à moitié. Autant être honnête rapidement Yakuza Apocalypse de Takashi Miike est un ratage absolu. Il n’y a rien dans ce film. Histoire bordélique de yakuzas vampire combattant un homme tortue et une grenouille badass sur fond de love story pénible et de fin du monde digne d’un Godzilla des débuts. Oui, Takashi Miike est ici en roue libre complète, il n’a rien à foutre de l’histoire, des personnages, des enjeux, du style, des effets spéciaux. Nous sommes face à un cas d’école bizarre où le réalisateur est dans son trip, se fait plaisir, trouve l’ensemble à mourir de rire…mais que pour le reste du monde, cela n’a aucun sens.

Même en jouant l’avocat du diable avec Yakuza Apocalypse de Takashi Miike, il n’y a rien à sauver…à peine quelques idées de plans ici et là…mais rien d’autre. On notera la présence de Mad Dog de The Raid en Bad Guy aussi couillon que badass et cela ne fera dans le fond que renforcer le grand sentiment de n’importe quoi qui nous envahit avec ce film. Rentrer dans l’esprit de Takashi Miike via ce film a quelque chose de beaucoup trop aventureux pour le commun des mortels. D’ailleurs, très rapidement, le réalisateur fait tout pour couper l’envie aux spectateurs de le faire. Il y a dans ce Yakuza Apocalypse de Takashi Miike, un petit côté Western de par l’idée même du lieu de le l’action. Une ville indéfinie, des bad guys qui se tirent la bourre entre eux pour la gouverner…une population qui n’ose pas se rebeller…et puis pafff d’un coup Takashi Miike balance dans l’équation une dose de fantastiques sortants de je ne sais où, pire encore il se contrefout de l’expliquer un tant soit peu. Apocalypse de Takashi Miike n’est pas un film, c’est une ébauche de film. Un bout à bout qui ne mérite même pas le nom de copie de travail. Bordel de travail est plus réaliste dans la dénomination.

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Du coup, on regarde la chose, on soupire, on se demande si tout cela n’est pas juste un mauvais rêve et que la machine ne va pas tarder à se remettre en marche et puis rien. On est dans un piège. Celui de l’esprit sadique d’un réalisateur complètement taré. Ce film est une gigantesque machine à laver en mode essorage dans lequel on se retrouver prise au piège. Et le plus pénible dans l’histoire est que dès le moment où Takashi Miike décide de partir en sucettes, cela ne fait que s’aggraver avec les minutes qui passent. Le tout culminant sur un combat entre le Yakuza Vampire et une grenouille karatéka qui a des grosses allures d’épisode de One Piece du pauvre.

Yakuza Apocalypse de Takashi Miike est donc l’un des films du réalisateur que l’on pourra non sans peine ranger dans la case des films totalement bâclés. En avait-il quelque chose à faire à la base ou bien y a-t-il dans le fond véritablement un message caché autour de ce film ? J’avoue que pendant toute la durée de ce dernier, j’ai voulu le comprendre, le décrypter, essayer de me dire « non tu n’as pas loupé une bobine », mais le constat de fin de parcours est pour le moins assez radical : Yakuza Apocalypse de Takashi Miike est vide de sens. Une roue libre complète et un film que seul son auteur semble comprendre et apprécier. Enfin non à vrai dire, certaines personnes pourront apprécier ce film, mais dans ce cas, je vais me permettre de sincèrement douter de la santé mentale de ces personnes. Il y a vraiment beaucoup mieux à voir dans la carrière de Takashi Miike que ce ratage aberrant qu’est Yakuza Apocalype. À éviter.

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