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[Critique] Vice- Bruce Willis- Critique du film

Vice c’est un testament à la carrière de Bruce Willis, l’ancienne star d’Hollywood est désormais un mec qui cachetonne sans sourciller.

Vice enfonce encore un peu plus dans le crâne des spectateurs, une évidence qui est tristement visible comme le nez au milieu du visage: Bruce Willis n’a strictement plus rien à faire de sa carrière. Il traine son visage désabusé de productions ressemblant de plus en plus a des hommages à Hollywood Night et d’une certaine façon, c’est triste. Pour la simple et bonne raison que dans le fond, enfin de plus en plus loin dans sa filmographie, Bruce Willis était un bon acteur. Maintenant, on pourrait vulgairement dire que c’est une michtonneuse blasée. Vice est donc sa nouvelle incursion dans le petit monde parfois lucratif, mais souvent médiocre du direct to dvd.

Un peu comme the Expendables ou d’autres films médiocres, Bruce Willis applique la routine classique de la réduction du temps de travail. La façon dont il apparaît dans le film laisse à croire que son temps de participation n’a pas du dépasser la semaine de travail et encore je suis large. Du début à la fin de ses quelques apparitions comme pseudo grand méchant du film, Bruce Willis diffuse toujours le même désintérêt absolu de ce qui se passe autour de lui ou du texte qu’il récite. Nous sommes devant quelqu’un qui n’a juste plus la moindre passion pour son métier. Parfois, certains films aboutissent dans la case Direct to DVD pour des raisons injustes et parfois au contraire, elles sont méritées. La simple présence de Bruce Willis et son jeu d’acteur proche de la monotonie d’une Steven Seagal donne envie de le bannir à jamais dans les limbes de l’oubli.

vice bruce willis critique du film

Vice où quand Bruce Willis paye ses impôts…

 

Vice peut avoir une vague ressemblance de départ avec Westworld. Cela viendra à l’esprit rapidement, mais comme tout bon DTV bas de gamme qui se respecte, on y ajoute l’élément un peu cul pour attirer le chalant. Comme l’indique le titre Vice est donc le Westworld du cul où les riches viennent assouvirent les fantasmes qu’ils ne peuvent avoir dans le vrai monde. Nous dirons que sans être extraordinaire, la base narrative laissait pourtant une petite marge de manoeuvre en faisant un peu d’efforts. Perdu, Vice n’en fait pas le moindre du début à la fin. L’héroïne du film qui réalise l’atrocité de sa condition de femme-objet est là aussi mise en place en dépit du bon sens. La faute autant au budget qu’au scénario.

Bruce Willis tout comme Thomas Jane vivote dans le magma en fusion de bordel que représente ce script. Le second limitant la casse à la différence du premier. Mais cela n’empêche pas le film de souvent avoir la tête sous l’eau et du coup de noyer l’intérêt du spectateur avec lui. L’ennui de ce genre de production faite à la va-vite est qu’elle n’ont comme ambition de vaguement capitaliser sur la tête d’affiche à mettre en gros sur la jaquette. C’est l’aimant à retour sur investissement et le tapis cachant le trou vers lequel on se dirige. Vice est-il le pire film de la terre? Non. Est-il un bon film? Non plus. C’est juste un corps vide et sans vie…c’est celui de Bruce Willis contemplant sa carrière au loin et se rendant compte que jour après jour, il ne la rattrapera plus jamais. Dommage, je t’aimais bien Bruce.

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