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[Critique] The Rock essaye de sauver San Andreas de la catastrophe

Quand on prend la décision d’aller voir un film catastrophe sortant des studios hollywoodiens, on sait la plupart du temps que le produit que l’on va voir est l’équivalent destructeur…d’une comédie romantique. J’entends par là que tout comme les romcoms, le film catastrophe hollywoodien possède son abécédaire des clichés et n’en dévie pas une seconde la plupart du temps. San Andreas de Brad Peyton ne fait pas mentir la règle une seule seconde. Oui, le film est idiot du début à la fin, oui, on n’est à vrai dire jamais surpris, oui c’est un festival de clichés tous plus gros les uns que les autres, mais dans l’ensemble cela se regarde…pour une simple et unique raison : The Rock. L’homme qui rendrait l’adaptation de la vie d’un mormon dépressif presque tolérable. Ce mec a un capital sympathie de la taille de l’Everest et du coup dans des moments de folie qui s’enchaine depuis des années on lui pardonne tout. La preuve, je lui pardonne encore ce film. Qui certes n’est pas bon en soi, mais paradoxalement de par sa présence finit par faire le taff et rendre l’énormité voire même la débilité absolue de la chose tolérable. Enfin, cela dépendra du degré d’acceptance de tout à chacun.

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San andreas de brad peyton a donc un énorme problème, son script qui ne fait pas d’efforts pour surprendre. C’est mécanique au possible, on passe d’une épreuve à l’autre avec The Rock comme dans un jeu vidéo. Quoiqu’il arrive, rien ne peut l’abattre, il lutte pour sauver sa fille, cause noble qui lui offre d’emblée la carte immunité contre les pires catastrophes naturelles. Rien ne lui sera épargné dans le film. Mais bon, on s’en fout pour la bonne raison que c’est The Rock et l’on sait que rien ne lui arrivera. Cela enlève un gros paquet de la tension dramatique que le film essaye maladroitement d’installer. Je dis cela pour la simple raison que Carla Gugino même en jouant les scènes au premier degré ne peut s’empêcher de laisser transparaître un millième degré presque sympathique dans l’ensemble des choses. Comme si elle était au final pleinement consciente de la bêtise du script et décidait de s’en amuser plutôt que d’en pleurer. Le duo qu’elle forme avec The Rock n’en devient au final que plus drôle dans le fond. Et c’est ce second degré qui en plus du côté spectaculaire de l’ensemble fait le taff. San andreas de brad peyton sur ce domaine en particulier franchit un cap bizarre, et ce par la force des choses. La catastrophe du Népal rend certaines des images très réalistes pour peu que l’on est pu voir à la Tv, les véritables images du Népal. Du coup San Andreas s’évade lors des très nombreuses séquences de destructions massives du simple cadre du blockbuster. Le réel se confronte à l’entertainement et c’est au final assez étrange comme mix.

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Mais l’un des points bizarrement intéressants de San Andreas reste dans la mise en avant très respectueuse des sauveteurs et de leur boulot sur le terrain. Ce n’est pas un manifeste pour s’enrôler, mais San andreas de brad peyton intègre de façon fluide dans le récit quelques techniques de survie pas forcément idiotes…tout cela pour briser la presque bonne impression faite dans un plan final qui fait facepalmer de fureur en disant « Mais pourquoi ???? ». Comme je le disais auparavant, en allant voir San Andreas, on sait pertinemment à quoi s’attendre. L’histoire d’un père traversant une Amérique aux portes de l’apocalypse avait quelque chose d’héroïque. Le résultat final est différent. San andreas de brad peyton est un paradoxe pour être honnête. Le film est effectivement con du début à la fin, pas forcément bien réalise, doté d’un scénario accumulant les clichés et pourtant, l’ampleur assez jouissive des séquences 3D de destruction tout comme la présence de Dwayne Johnson et son aptitude à toujours sauver de la mort un projet qui prend l’eau dès départ aide à faire un peu passer la pilule. On peut reprocher énormément de choses à San Andreas, mais il faut aussi lui reconnaître que dès le début, il n’a jamais vraiment menti sur la qualité de ce qu’il allait nous offrir. Du gros spectacle qui fait du bruit, beaucoup de bruits et pendant les interludes quelques vagues tentatives de mise en avant d’un embryon de scénario. Mais malgré tout et encore une fois grâce à The Rock, l’ensemble se laisse regarder sans véritable déplaisir. Du Blockbuster en pilote automatique dont on ne souviendra plus dans un mois.

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