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[Critique] The Lazarus Effect- Olivia Wilde- Critique du film

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Une équipe de chercheurs universitaires découvre comment ramener les morts à la vie. Ils n’imaginent pas ce que leurs expériences vont déclencher.

The Lazarus Effect est-il un bon film? J’ai envie de dire non. Pas le genre de non douillet et tendre qui réchauffe au coin du feu, j’ai envie de dire le non-franc et massif. Celui qui se nourrit du sang des spectateurs ayant eu l’audace de se perdre dans la salle où se joue le film. La mort était l’unique échappatoire et elle a vaincu en bout de course. Oui The Laazarus Effect est vide de l’intérieur. Une douce mélodie penchant dangereusement vers le néant narratif. Le hic, si cela en est un est que le modus operandi des machiavels de la production derrière The Laazarus Effect est toujours le même et en bout de course, l’horreur version Hollywood est devenu un fast food du cheap scare. Et c’est un peu le cas ici avec The Laazarus Effect. Cela part tellement dans tous les sens, surprend si peu et en bout de course intéresse surtout tellement peu que l’idée même de frissonner ne va pas vous prendre la tête très longtemps. Celle de dormir par contre…

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Allez, il est possible de reconnaître une qualité a The Lazarus Effect, il peut faire illusion un court instant, celui permettant à l’histoire de vaguement se mettre en place. Mais ce tour de passe-passe ne fonctionne pas longtemps et comme un château de carte devant une petite brise, The Lazarus Effect s’effondre sur lui même. Boom, la destruction est massive et le spectateur se fait prendre au piège. Inutile de hurler on ne vous entendra pas, vous être en passe de disparaître avec l’ébauche de script dans la cuvette du box-office d’Hollywood. Le tout pendant que les producteurs vous regardent en tirant la chasse, le rouleau de PQ en billets à la main. L’ambiance de façon aléatoire pointe le bout de son nez et l’on en vient presque à espérer une bonne trouille. Mais The Lazarus effect marche sur un terrain tellement balisé dans le domaine que pour peu que l’on en est déjà vu beaucoup dans le même genre, bailler risque de devenir votre activité favorite.

Au-delà d’une réalisation trop propre et scolaire dans l’horreur pour vraiment marquer, c’est surtout au niveau de la narration et de la tenue de route que The Lazarus Effect pose problème. Le film a beaucoup d’ambitions, mais bien souvent les yeux plus gros que le ventre quand il s’agit de les faire tenir debout. The lazarus Effect dès la moitié du film, voir la fin du 1er tiers est comme un navire qui prend l’eau lentement de toutes parts. On assiste lentement à sa tentative désespérée d’arriver à bon port. Et c’est long, laborieux et pas forcément évident. Ce qui est d’autant plus frustrant que comme dans beaucoup de cas avec ce genre de productions, le casting n’est pas mauvais, mais si le scénario a minima ne suit pas, un acteur ne pourra jamais sauver l’édifice en flammes à lui seul. C’est le cas ici.

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On retiendra Olivia Wilde définitivement glauque dans son personnage et qui visiblement s’amuse beaucoup avec ce statut, mais le reste du casting souffre du scénario. Pire encore du peu de développement qu’ils se voient offert. C’est ici que le bat blesse. Comment avoir peur pour des personnages dont dès le départ, rien n’est fait pour que l’on s’y attache. Au bout d’un moment The Lazarus Effect comme bon nombre de films avant lui vous pousse à faire votre petite liste en mettant en tête «  qui y passera le prochain » et surtout ne buvez pas un shot d’alcool a chaque fois que vous avez raison…vous risquez de finir ivre beaucoup trop rapidement.

Au final, The Lazarus Effect peine à posséder une identité suffisamment forte pour le faire sortir du lot. En résulte un produit comme beaucoup d’autres avant lui. Le voir ne laissera pas de séquelles, il ne provoquera pas de plaisirs. En fait vous serez presque comme en entrant dans la salle…sauf que vous en ressortirez en ayant perdu un peu de temps de vie. Et cela ne se récupère jamais malheureusement. Pas indispensable.

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