Critiques de films

[Critique] The Expendables 2 – Simon West – Critique du film

Les Expendables sont de retour, et cette fois, la mission les touche de très près…
Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, Lee Christmas, Yin Yang, Gunnar Jensen, Toll Road et Hale Caesar – et deux nouveaux, Billy The Kid et Maggie – l’opération semble facile. Mais quand l’un d’entre eux est tué, les Expendables jurent de le venger. Bien qu’en territoire hostile et donnés perdants, ils vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales. Cette guerre-là n’est pourtant rien comparé à ce qu’ils vont faire subir à l’homme qui a sauvagement assassiné leur frère d’armes…

Je n’étais pas fan du premier film qui pour moi avait un défaut insurmontable, celui d’être au final assez raté et pris totalement par-dessus la jambe. Ni drôle, ni badass, ni quoi que ce soit de vraiment passionnant, il était un produit un peu malhonnête qui sous prétexte de faire du revival voulait juste remettre en selle la carrière de certains…et accessoirement faire du fric au passage. Rien de nouveau sous le soleil, mais la finition si mauvaise empêchait toutes compassions pour le pétard mouillé qui arriva sur les écrans. Puis soudain, l’ombre du 2 naquit à l’horizon. Sly serait-il à nouveau aux commandes ? Je croisais les doigts pour que ce ne soit pas le cas et heureusement mes prières furent entendues. Simon West prit la barre. Résultat des courses, ce expendables 2 est tout ce que le premier rêvait d’être. On est vraiment en face d’un hommage au genre et une ode à ces acteurs avec qui l’on a grandi, mais surtout on a enfin droit à un vrai film. Un bon gros blockbuster couillon, comme on les aime tant. D’une certaine façon, ce Expendables 2 et le regard affectueux qu’il porte sur ses héros d’un autre temps ressemblent presque à un méta film d’action à la Bad Boys 2. Compilant tous les codes jusqu’à l’extrême pour en recracher une mixture hybride et old school totalement jouissive.

Alors que s’est-il passé pour que ce deuxième volet fonctionne ? La question restera sans réponses définitives et en même temps en a-t-elle besoin ? Non je ne crois pas. The expendables 2 est un film bâtard qui fonctionnera toujours mieux sur la vieille génération que la nouvelle. Le film sous son apparente imbécillité joue la véritable carte de la nostalgie envers les trentenaires et les stars du cinéma d’actions qu’ils idolâtraient étant jeunes. Le film ne ment pas sur la marchandise et joue aussi bien du second degré intelligent dans son traitement que d’un premier degré aussi maladroit que comique dans les scènes d’émotions. Le scénario en lui-même ne cherche pas à faire en sorte d’inventer la roue, il cherche à être efficace en créant un vrai sentiment de lien entre ces différentes icônes. Quel plaisir absolu que de voir Sly, Schwarzy et Bruce Willis côte à côte défouraillant du méchant à tour de bras . Le film d’ailleurs ne lésine pas sur le taux de cadavres, plus grand d’ailleurs que celui du premier film. On frôle tellement le n’importe quoi dans ce domaine, que la chose en devient irréel et juste totalement jouissive. Un peu comme le retour sur scène de JCVD dans le rôle du méchant. Avec un nom qui ne s’invente pas d’ailleurs…un français qui se nomme Vilain. Génie !!!

Sorte de némésis absolue de Sly, les deux hommes partagent les mêmes idéaux, mais chacun d’un côté de la morale et du billet vert d’ailleurs. Jcvd cabotine et s’en donne à cœur joie sans jamais oublier d’offrir aux spectateurs ce qu’ils attendent de lui. Et niveau action tout particulièrement lors d’un combat final un peu rapide, mais d’une sauvagerie assez jouissive, JCVD montre à SLY qu’il ne vieillit pas…et vice et versa d’ailleurs. The expendables 2 réussit l’exploit un peu fou de faire cohabiter toutes ses stars, sans que jamais à un seul moment l’une n’essaye de prendre la couverture à l’autre. Tous ont droit à un moment pour briller et pas mal de séquences d’actions pour montrer que l’âge ne les affecte pas trop. Mais la force de ces gros bras se joue aussi dans les règles de l’art à l’aide de punch line en acier trempé et de ce côté-là le film respecte l’historique et le passif des acteurs et offre du caviar. Chuck Noriss en est la preuve absolue…

Alors oui inutile de tourner autour du pot, The Expendables 2 efface l’ardoise qu’avait le premier volet. Définitivement con et nostalgique d’une époque qui a sa place comme ses acteurs désormais dans un musée, le film ne se prend jamais au sérieux. Enchaînant les uns à la suite des autres, des numéros de bravoures totalement fous, des grands instants de camaraderies totalement virils et awesome, Simon West et sa clique de papy de la Tatane montre à la jeune génération qu’ils sont encore capables de faire des choses incroyables. Je partais avec l’idée en tête que j’allais haïr ce film comme le premier et c’est au final tout le contraire. Dans son genre The Expendables 2 est une petite réussite, pas exempt de clichés cousus de fil blanc, mais bon…. Du vrai bon divertissement à l’ancienne qui trouvera sa place entre Commando, les douze salopards et Bad Boys 2 dans votre cinémathèque. De la démesure et du WTF en mode pop corn. Dieu que j’aime ce film !

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