Critiques de films Films américains

[Critique] The Cobbler- Adam Sandler- Critique du film

the-cobbler-adam-sandler

Adam Sandler est un paradoxe, sous la direction de bon réalisateur, il est capable de livrer des performances brillantes. Mais dans la réalité la plus atroce d’Hollywood, il se complait à tourner ou produire des films qui n’ont pas le moindre sens. Le genre de comédies qui partent dans tous les sens et bien souvent s’écrasent droit dans le mur. Nous n’allons pas faire durer le suspens plus longtemps « The Cobbler » est malheureusement l’une d’elles et même la présence de Dustin Hoffman qui aurait pu être un gage de qualité ne sauve pas l’ensemble. Pourtant quand on y regarde de plus près, l’idée de départ de ce cordonnier découvrant qu’il a le pouvoir de prendre l’apparence de la personne dont il répare les chaussures avait quelque chose de charmant. Le cas typique du pitch permettant de se donner l’occasion de gentiment dévier vers la mélancolie ou la poésie à la Jean Pierre Jeunet ou Michel Gondry. Mais dans le cas présent, The Cobbler n’a pas l’intention de jouer dans cette catégorie. En effet, très vite, le film donne l’impression que le scénariste n’a plus rien à faire de ce qu’il écrit. Cela explose comme un feu d’artifice de roue libre. The Cobbler est-il un pétard mouillé ? J’ai envie de dire oui.

Le véritable souci du film est qu’il n’arrive jamais véritablement à mixer correctement l’humour que l’on attend de la part de Sandler et la part de sérieux et sensibilité qui aurait pu le maintenir à flots. La fine balance entre ces deux extrêmes tournant assez rapidement en défaveur de la stabilité narrative on en vient a minima a croiser les doigts pour qu’Adam Sandler assure le show. Le hic est une nouvelle fois que là aussi, on sent de façon très violente qu’il ne fait pas particulièrement d’efforts pris au piège d’un scénario ou remontage…qui enlève tout potentiel à son interprétation. C’est d’autant plus rageant une fois de plus qu’au final tout était en place pour potentiellement délivrer un petit film indépendant sensible et surprenant. Au contraire, il en résulte une sorte d’hybride où s’affrontent deux points de vue qui ne cohabitent pas bien ensemble à savoir satisfaire le public de base d’Adam Sandler et attirer celui du cinéma un peu plus indépendant. Le ratage est complet sur les deux fronts et c’est terriblement agaçant. Du coup The Cobbler apparaît comme l’un de ses films que l’on regardera un dimanche de pluie n’ayant rien de mieux à faire et que l’on oubliera dans l’heure qui suit. Dommage…

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply