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[Critique] Shaun le mouton- Critique du film

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Lorsque qu’une blague de Shaun entraîne accidentellement le fermier jusqu’à la Grande Ville, Shaun, Bitzer et le reste du troupeau se retrouvent embarqués dans une aventure complêêêêtement inattendue en plein grande ville… Shaun arrivera-t-il à retrouver le Fermier dans cette ville étrangère et inconnue avant de s’y perdre pour toujours ?

Aardman dans le cœur des grands enfants et des petits est au même niveau que Ghibli et Pixar. Ce sont des magiciens qui sans cesse élargissent l’horizon des rêves du public. Tant mieux, ce dernier en redemande d’ailleurs encore et encore, mais la seule condition est que le récit se renouvelle. Hors dans le cas de Shaun le mouton et ce même si en tant que produit l’ensemble est très agréable, il manque en bout de course, un je ne sais quoi pour élever Shaun le mouton au-delà de l’ombre de Wallace et Groomit. Chaque studio a son grand classique. Dans le genre, il faut reconnaître que pour Aardman, Wallace et groomit reste ce standard. J’ai grandi avec et il garde une place toute particulière dans mon esprit. Et du coup, la comparaison entre lui et Shaun ne tourne pas forcément à l’avantage de ce dernier. Je le dis encore une fois, Shaun le mouton est adorable, mignon en diable et réalisé à la perfection, mais il lui manque quelque chose, ce petit truc qui dans un premier temps au niveau du scénario lui donnerait cette folie nécessaire pour ne pas finalement faire trop daté. Et deuxièmement, l’envie profonde de parler a un autre public que celui des très jeunes enfants. C’est un choix tout à fait acceptable, mais là où d’autres studios se risquent à traiter l’animation comme un média parlant à tous les âges, Aardman cette fois-ci se cantonne à taper dans les jeunes. Voir les très jeunes.

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L’animation en stop-motion est un domaine qu’Aardman maitrise sur le bout des doigts, le savoir-faire des équipes au travail sur Shaun le mouton n’est pas à remettre en question. Nous sommes face à des experts et à l’image cela se ressent. Il n’y a rien à redire…et c’est peut-être là le souci. Je n’ai pas forcément ressenti d’évolution massive en terme de mise en scène depuis Wallace et Groomit. Je savais à quoi m’attendre et c’est exactement ce que j’ai eu. AArdman évolue évidemment dans un domaine où à la différence de Pixar la marge de manœuvre pour en mettre plein la vue est plus faible. Les évolutions techniques ne jouent pas autant en leur faveur. Du moins pas aussi fortement. Et en bout de course on finit un peu par s’ennuyer et trouver le temps long. Les similitudes entre les personnages de Shaun le Mouton et ceux de Wallace et Groomit font un peu redite. Ce n’est pas génant véritablement pour le nouveau public, mais l’ancien (oui je parle de moi) verra cela comme un manque un peu évident d’originalité. Le genre de petits détails qui ont tendance à vous polluer la mémoire pendant que l’on regarde le film et ce jusqu’à justement saturer la mémoire tampon de votre tolérance.

Alors, après toutes ces lignes s’enchainant et tournant dans le sens de la critique négative, vous allez vous dire que je méprise ce film…pas du tout, je déplore juste la manque de prise de risque.Aardman joue avec Shaun le mouton la case de la sécurité. Ils font ce qu’ils savent faire de mieux et le résultat est là. Le renouvellement par contre c’est une autre paire de manches…Un régal pour les enfants, un passe-temps honnête, mais sans plus pour les autres.

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