Critiques de films

[Critique] People Like Us – Roberto Orci/Alex Kurtzman- Critique du film

Un homme retourne chez lui après la mort de son père. Il découvre alors un secret familial et commence un voyage introspectif qui le mène à découvrir l’existence d’une sœur…

La première chose inattendue avec ce film est la signature qu’il porte autour du coup. En effet de la réalisation, à la production en passant par le scénario « People like Us » est l’œuvre du duo Roberto Orci/Alex Kurtzman, plus connue pour les blockbusters que pour les dramas assez fins, le fait de les voir réussir leur coup n’était pas vraiment gagné et pourtant dans l’ensemble c’est le cas. Passer quasiment inaperçu lors de sa sortie aux Etats-Unis ce premier film d’Alex Kurtzman  est un petit monument de finesse. On pourra argumenter autour du fait que ce n’est qu’un feel gode movie de plus, mais c’en est un très bon. Chose qui pèse déjà très lourd dans la balance et change pas mal de chose à l’arrivée. Fort d’un casting excellent où Chris Pine et Elizabeth Banks en frère et sœur apprenant à se découvrir après des années sont excellents, le film réussit à naviguer sans heurts entre la comédie douce amère et le drame assez fin. Feel good movie hybride, c’est aussi l’occasion de découvrir sous un angle un peu différent deux très bons acteurs n’ayant pas encore eu trop la chance d’exploser dans ce domaine précis. Je parle bien entendu de Chris Pine et Elizabeth Banks.

Le défaut avec ce genre de film est que certains n’y verront que du pathos en barre, de l’overdose de bons sentiments et du happy ending indigeste. C’est un cas de figure que nous ne pourrons empêcher dans l’esprit de tout à chacun, mais est-ce que cela pour autant doit condamner le film à l’oubli ? Pas certains. Là où l’on aurait pu craindre plus d’une fois de voir le film sombrer dans le chaos émotionnel c’est bien souvent tout le contraire qui se passe. La raison qui joue aussi énormément dans le maintien à flots de l’histoire est justement la justesse de sa structure. Pris au milieu du système hollywoodien et surtout quand on regarde le pedigree de ses auteurs l’existence de ce film amuse autant qu’elle est paradoxale. On aurait presque été en droit d’attendre ce genre de productions venant d’un système cinématographique anglais par exemple. Pourquoi ? Car au-delà des bons sentiments le côté presque délicat avec lequel le sujet de la famille et des traumas et guerre interne qui s’y raccorde est mis en place dénote du reste des productions. C’est classique certes, mais cela ne veut pas pour autant dire que cela en devient pour autant mauvais. Chris Pine hérite du rôle du héros et loin de son côté sale gosse de Star Trek et de l’image que l’on peut garder de lui après Target de McG (catastrophe…) réussit à s’en sortir avec les honneurs, oscillant entre humour et sentiment avec suffisamment de finesse pour ne pas imploser en vol. Le reste du casting suit la même route et du coup propulse le film vers une direction que l’on qualifiera de délicieusement plaisante. La taxation d’histoire vraie figurant comme « gage de qualité » sur ce film en fera fuir plus d’un, c’est dommage.

Est-ce que « People like Us » est un grand film non ? Non, est-ce que c’est un mauvais film ? Pas une seule seconde. Parfaitement conscient de son statut de départ de petite expérimentation au sein d’un système gargantuesque et carnivore, l’existence de ce petit projet entre les différentes grosses productions dont accouchent ses auteurs montre que des petits miracles peuvent encore se produirent entre les mailles du filet. Film grand public par excellence, People Like Us joue sur les attentes et codes allant de pair avec le genre où il évolue, c’est classique et efficace, la faute au script et au très bon choix de casting qui peuple ce petit film. Une jolie petite preuve que parfois les apparences sont trompeuses quand on en vient à juger certaines personnes responsables des plus gros succès sans cervelles de Michael Bay. La vie est définitivement pleine de surprises parfois…

2 Comments

  • Reply
    rabusu
    octobre 1, 2013 at 12:31

    J’ai beaucoup aimé pour ma part

    • Reply
      Chandleyr
      octobre 1, 2013 at 2:00

      @rabusu: bcp de délicatesses ds ce petit film, une belle surprise.

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