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[Critique express] Open Windows-Nacho Vigalondo- Critique du film

Une actrice se retrouve piégée par ordinateurs et webcams interposés par un fan, lequel est en fait lui-même piégé après avoir gagné un concours pour rencontrer son idole.

Open Windows est un film bizarre, l’archétype même de ceux qui reposent sur une très bonne idée de départ et qui au fil des minutes s’écroulent. Nacho Vigalondo est pourtant capable du meilleur, mais son passage du côté obscur de la force ( à Hollywood) se solde par un immense pétard mouillé. Open Windows est effectivement comme vous aurez pu le lire ici ou ailleurs une variation moderne et perverse de fenêtres sur cour. Le hic est qu’à force de vouloir trop en faire, de mélanger les pistes, les twists et j’en passe Open Windows finit par ne plus être qu’un énorme bordel assez incompréhensible, le tout culminant dans un final en complète roue libre qui laisse un peu sans voix.

Elijah Wood et Sasha Grey forment un duo assez improbable, l’ancienne actrice porno et le jeune acteur semblent absolument en roue libre. Le scénario ne fait pas forcément grand-chose pour les aider à remonter vers la surface. Lorgnant dans ses premières minutes vers un fenêtre sur cour presque agréable…le film vire très vite dans le n’importe quoi absolue. C’est d’autant plus incompréhensible que Nacho Vigalondo n’est pas forcément ce que l’on peut définir comme un mauvais réalisateur. Open Windows avait donc tout sous sa direction pour réussir à décoller du tarmac…ce n’est jamais le cas. Scénario mal foutu et direction artistique sans force finissent de balayer le moindre plaisir de spectateur. Les twists qui vont s’enchainer sous nos yeux semblent avoir été mis les uns à la suite des autres sans la moindre volonté de cohérence. Impression qui est encore plus violente quand la dernière pirouette menant au final nous arrive en pleine figure. On est du coup totalement atterré par ce gâchis absolu. Ce qui avait tout pour être un polar assez tendu n’est ni plus ni moins qu’un énorme navet.

Il est d’autant plus triste de voir un résultat pareil quand on sait que lorsqu’il était en Espagne Nacho Vigalondo pondait des films d’une qualité plus que forte…on se demande alors qui est l’homonyme lui volant sa place dans cette production assez inintéressante au final. Un énorme pétard mouillé sans le moindre intérêt. Dommage.

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