Critiques de films

[Critique] Mais qui a re-tué Pamela Rose ?

Parler de ce nouveau volet de la saga Pamela Rose équivaut à s’envoler dans l’analyse de haute voltige, celle qui implique de mettre avant des données hautement symboliques, comme la théorie du vide et celle du kamoulox, oui, car il est évident que dans un univers alternatif et évoluant en continu du nôtre ledit kamoulox a fait un saut dans le vide en trébuchant sur le scénario de ce Pamela Rose 2. Comment vous ne comprenez pas ce que je dis ? Mais dans ce cas-là, demandez au chien de Bullit. Oui, car un chien, au-delà d’être un compagnon, c’est un être vivant et parfois si l’on regardait bien au-delà de la fourrure qui cache son âme on y verrait aussi l’acteur qui y gagne son chèque. Queuuaaaa encore ? Vous ne comprenez toujours pas ma prose ? Reprenons ! L’agent Truman, enfin non Bullit est un homme qui vit un rêve, non ce dernier n’est pas bleue, mais pourtant il y a des étoiles dedans. Oui celle des états- unis d’Amérique. Un royaume dont Bullit porte les secrets tout comme ceux du FBOuillllle (oui cela fait mal, enfin du moins à lui dans le passé) alors du coup on lui fait croire que tout ce qu’il voit est vrai. Enfin jusqu’à ce que Ripper que sa femme cocufie avec le plombier, son chef au FBI et sûrement la moitié de la congrégation des réparateurs de photocopieuses de Washington ne revienne le chercher et c’est alors que le film prend tout son sens. Oui vous n’êtes pas en train de regarder un film, mais  bel et bien un méta film analysant dans les entrailles de son humour passé la résurgence de ce qui a fait de lui un film culte. Si vous êtes encore présent à cette ligne, cela veut dire que vous êtes peut-être psychologiquement prêt pour ce film.

Car ici l’humour est un domaine dont vous ne serez pas roi, ni reine, ni même bouffon, pour la simple et bonne raison que toutes ses places ont déjà été prises. Le casting remplit son rôle de lien entre le monde où nous sommes et la stratosphère où l’esprit de Kad et Olivier évolue. Autant dire que le voyage si vous l’entreprenez ne se fera pas en une seule traite, d’une année-lumière à l’autre vous en viendrez à remettre en question vos propres fondements comiques. Pourquoi suis-je en train de rire, pourquoi est-ce que je ne ris plus ? Tiens quelqu’un à péter, merci Mosby. Oui la vie est comme une gigantesque route que vous allez emprunter le tout pour faire le trajet menant de votre existence, vers l’autre monde, celui où Kad et O vous tendent de la drogue sous forme de non-film. Expérience digne d’un moment de trip sur une ganja franchement pas clean, l’humour et son omega s’infiltre dans votre corps par tous les ports. Les vannes de Kad et O sont des indiens et vous êtes un soldat américain pris à Fort Alamo…autant le dire que cela sent le roussi. Le déferlement est trop important et l’issue qui s’offre à vous fataliste. Accepter votre sort et ne pas renier votre vraie nature ( celle de l’enfant qui sommeille en vous) ou l’autre celle du trentenaire qui s’interroge sur lui-même en remettant ses propres croyances dans la balance. Oui on peut comparer ce film à une expérience métaphysique. Kad et Olivier balaye les remparts de l’existence pour tel deux gourous t’offrirent ou non un nouveau sens à ta vie pendant deux heures ou t’ouvrir les yeux sur le pourquoi du comment ton existence à cafouiller à mi-parcours. La preuve tu ne ris pas à leurs vannes.

Constat effarant entraînant une remise en cause abyssale où chaque étape de ta vie s’apparente à un kamoulox géant. Apothéose cauchemardesque dont les scénaristes à savoir la poisse et le destin s’acharnent à balancer contre les parois de ta tête les pires contradictions. Tu entends comme tout schizophrène qui se respecte des voix te disant « mwuahahahha bonne vanne » d’autres hurlant «  Mais pose toi un instant mon enfant, pourquoi ris tu à cette vanne, sa construction aussi fragile qu’un château de carte et son existence reposant sur un foutage de gueule ne devraient pas enclencher * bruit de pistolet* *bruit d’un corps qui tombe*…

La personne écrivant ces lignes vient de subir une agression violente de la part d’un homme armé. Une fuego à été vu quittant les abords de son habitation peut après l’heure du crime. L’ordinateur sur lequel reposait la victime fut le théâtre d’un étrange message d’outre tombe. Le rapport d’enquête indique que la victime malgré la blessure par balle s’est traînée vers son clavier inscrivant deux derniers mots avant de mourir…Rozebud…Kamoulox ! Sûrement un indice pour démasquer son tueur…ou alors son avis sur le film. Nous ne voyons pas d’autres explications….

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