Critiques de films

[Critique] Lock Out- Guy Pearce- Critique du film

Lockout avec Guy Pearce est un film assez paradoxal. Ce qu’il perd en qualité et en surprise sur le scénario, il le gagne en sympathie via son acteur principal. Oui autant le dire tout de suite, Lockout est bel et bien une sorte de calque pas forcément adroit et vaguement updaté de New York 1997 par Carpenter dans l’espace…le personnage de Guy Pearce dans le film étant là aussi un clone assez bon de celui de Kurt Russell dans le film d’origine. Est-ce que les deux films jouent dans la même catégorie ? Non l’un restera un classique, l’autre n’a pas plus d’ambitions que d’être un divertissement banal et pas forcément désagréable. La grosse force du film comme je le disais plus haut est Guy Pearce. Car au-delà de son personnage, le reste n’est que très standard. La mise en scène tout comme le scénario avançant sur une gigantesque ligne droite menant vers l’avenue « je ne prends pas de risques ». C’est un choix et une fois qu’on l’accepte, il est plus ou moins possible de regarder le film sans trop de problèmes.

Le gros hic du scénario est que comme bien souvent dans bon nombre de grosses productions ces derniers temps, il donne l’impression de n’être qu’un pilote de série TV de luxe. La seule et unique volonté du film est de mettre en scène ce héros digne par moment de Bruce Willis dans le premier piège de Cristal. Europa tente-t-elle tout comme avec le transporteur à l’époque de mettre en place une nouvelle franchise ? Mais cette fois-ci dans l’espace ? Il semblerait que oui. Et pour être honnête, je pense que si numéro deux il y a ( chose encore incertaine…) et qu’un vrai scénario est mise en place, pas un copier-coller de tout ce qui a déjà été fait depuis dix à vingt ans…il y a de la matière pour créer quelque chose de drôle. Prenons l’exemple du 1er transporteur franchement médiocre et du second totalement en roue libre et excessivement drôle. La saga « Lockout » suivra-t-elle le même chemin ? Trop tôt pour le dire. Pour l’instant la seule chose dont on écope est une production suivant une fois de plus le cahier des charges Europa. Réalisation confiée à des « clipeurs », scénario standard de la main du patron et durée de marquage dans l’esprit des gens à durée déterminée. C’est un concept dont les studios américains usent et abusent. Europa désireux d’exporter à l’international et principalement chez l’oncle Sam utilise aussi ce système à outrance. En résultent des films de plus en plus formatés.Lockout n’échappe pas à la règle.

Même si la mise en scène est correcte et qu’à part quelques effets spéciaux pour le moins « mauvais » le film se laisse voir sans trop d’encombres. Guy Pearce survole le film en imposant une nonchalance digne d’un Bruce Willis de la grande époque. Cela colle à merveille au personnage et sauve le film du naufrage tant attendu. Le reste du casting est à l’avenant. Ni bon, ni mauvais. Ce sont encore une fois ces têtes que l’on voit dans un nombre incalculable de séries et dont on ne sait jamais le nom. Ils assurent le travail que l’on attend d’eux…sans jamais vraiment donner plus. C’est le minimum syndical. Lockout se situe dans la fourchette basse des productions Europa de type Blockbusters calibré pour l’international. Bien moins bon que Taken, nettement mieux que Banlieue 13 Ultimatum, mais pas forcément suffisamment bon pour laisser une trace durable dans l’esprit, Lockout est un film du dimanche soir correct, mais aussi vite vu qu’oublié. Ne reste que Guy Pearce qui subsiste. C’est peu, mais déjà pas si mal d’une certaine façon.

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