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[Critique] Les pingouins de Madagascar- Critique du film

Vous pensiez connaître les Pingouins de Madagascar ? Pourtant, les quatre frères cachent un lourd secret. Ils sont en fait… agents secrets ! Pour sauver le monde du terrible Docteur Octavius, les pingouins devront s’associer à la très chic organisation de la North Wind menée par le superbe husky au nom classé secret.

Madagascar des studios Dreamworks n’a jamais été une série de grands films, c’est même dans l’ensemble assez moyen, il faut bien être honnête. Pourtant, cette fameuse saga possède une arme secrète: les pingouins. Cette escouade de pingouins totalement idiote possède un je ne sais quoi d’immédiatement sympathique. Ubi possède les lapins-crétins et Dreamworks de son côté à les pingouins. La mentalité est aussi basse dans un cas que dans l’autre et seule la barrière du langage les sépare. Les lapins crétins auront bientôt leur film et les pingouins en attendant prennent l’avantage dans le domaine. Ce avec il faut bien le reconnaître une certaine habilité tant le film en bout de course et ce même si le scénario n’est pas ce qui ce fait de mieux, possède une aura de sympathie indéniable ainsi qu’un humour totalement contagieux.

Que l’on soit adulte ou enfants, ces fichus pingouins de par la folie qui les habite ont le talent de faire rire avec tout et rien à la foIs. Parodie complètement barrée de l’univers de James Bond, le film des pingouins ne perd pas forcément de temps à titiller la logique, la crédibilité ou autre. C’est un film d’animation, il s’en moque et n’est pas là pour cela. La mission numéro 1 est de divertir et c’est ce qu’il fait. Loin de la profondeur en termes de recherches graphique ou des sauts en avant techniques de la saga “Dragons”, le film des pingouins se veut avant tout très grand public et il l’est. Ce qu’il perd en qualité technique et graphique, il le rattrape dans la folie de mise en scène inhérente à certains passages du film. La scène de chute suivie du passage en avion est dans le domaine totalement folle. Mais même si le rythme est hystérique, cela ne passe pas sous silence quelques faiblesses du film.

Là où par exemple Dreamworks avec le dernier Dragons 2 avait su distiller aussi bien du rire que de l’émotion, il faut reconnaître que c’est bien d’émotions que manque Les pingouins de Madagascar. Misant presque tout sur le rythme et la vanne, il n’y a plus beaucoup de places pour le reste et du coup c’est ici que la machinerie commence à prendre l’eau. Les pingouins de Madagascar bien que restant diablement sympathiques apparaissent du coup comme quelque peu creux en terme d’histoire. Chose qui malheureusement s’applique aussi au méchant de l’histoire qui en fin de parcours ne laisse pas la moindre mémoire marquante aux spectateurs. Je ne vais pas dire que l’on s’en fout, mais cela aurait pu être n’importe qui ou n’importe quoi, les fondements de son désir de vengeance laissent un peu indifférent dans le fond et c’est le souci. Un bon méchant est toujours la base d’un bon récit de ce genre. Il pousse les héros à aller plus loin. Chose que les scénaristes ont un mal de chien à accomplir.

Les pingouins de Madagascar vise un public en particulier, celui de la jeunesse, s’il accroche des vieux comme moi au passage c’est un bonus. Mais, cela n’a jamais été la volonté première. On se dit que même si l’aventure est très agréable, le fond pêche par manque d’ambitions et c’est ce défaut qui sur la longueur risque de jouer des tours à cette saga qui pourtant avait tout pour réussir.

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