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[Critique] Le Marsupilami- Alain Chabat- Critique du film

Le Marsupilami fait partie des films qui intriguent. À mon niveau je n’en attendais strictement rien, et ce, pour plusieurs raisons. D’un je ne connais quasiment pas la BD d’origine. Deux je n’avais vu aucune images concernant le film. Trois, la seule chose que je savais était le fait qu’il s’agissait d’un projet tenant à cœur à Alain Chabat. Le genre de ceux qu’un réalisateur à toujours dans ses tiroirs et peut passé des décennies à mettre en place. Je ne sais pas combien de temps, il aura fallu intégralement entre l’idée de base et la copie du film (presque définitive) que j’ai vu, mais une chose est certaine, cela valait le coup d’attendre. Le marsupilami dans son genre est effectivement une petite réussite, jouant sur plusieurs tableaux. Capable de parler aussi bien aux enfants qu’aux fans de l’humour de Chabat, le film est un hybride de l’humour. Réalisé de main de maître, doté d’un scénario où les bonnes blagues fusent aux kilomètres et last but not least d’un casting de premiers et seconds rôles en Or, ce Marsupilami à d’excellents atouts en poches pour attaquer le box-office.

Commençons par le commencement. Qu’en est-il du look du film ? Chabat met les petits plats dans les grands, abondances de décors naturels et mise en scène fluide, le réalisateur ne se refuse rien. Mais c’est entre les lignes que le film crée son identité. Véritable hommage à « L‘esprit BD », Chabat réussit tout en se sacrifiant rien au style à donner un esprit Cartoon cohérent aux différentes scènes du film. C’est ici que les personnages secondaires se taillent la part du lion. Citons dans l’ordre Fred Testot « méchant » du film qui trouve enfin ici un rôle vraiment drôle, Lambert Wilson qui signe ce qui restera sans doute comme l’une des meilleures séquences comiques de l’année et Patrick Timsit qui cynique en diable réussit à donner vie à son portrait d’homme de main « électrique ». En comparaison de ces 3 rôles, Chabat et Debouze semblent parfois un peu en retrait. J’entends par là qu’ils ont l’intelligence de ne pas forcément monopoliser voir vampiriser l’écran. Film chorale, l’harmonie est vitale et Chabat fait en sorte qu’elle soit respectée du début à la fin.

Mais quid du personnage principal, le Marsu ? L’usage de la 3D en effrayait plus d’un. J’avais moi-même un doute sur le portage de la bestiole sur grand écran et le résultat surprend dans le bon sens. Loin de l’aspect ultra cartoon que je craignais, Chabat coupe la poire en deux. Loin de l’ultra réalisme des singes de chez Weta ( la planète des singes), le marsupilami reste fidèle en partie à ses origines. C’est surtout dans l’animation et la façon dont il interagit avec les acteurs à l’écran que la magie opère. Mignon en diable, malin et attachant, il est difficile de ne pas aimer ce que l’on voit. C’est un peu d’ailleurs ce qui résume bien le film de Chabat. Familial, délirant et tout à fait raccord avec l’humour tout terrain de son réalisateur, le film est un hybride du divertissement. Une sorte de Frankenstein cinéphilique qui a le bon goût de ne pas effrayer le spectateur de par ses multiples influences.

Le casting et principalement Fred Testot tout comme Lambert Wilson en tête livrent des performances sortant du cadre de ce que l’on attendait les concernant. C’est rafraîchissant, excessivement drôle et cela fait un bien fou. Loin de RRRRR ou Asterix, Alain Chabat se réinvente dans le domaine du divertissement. Capable de parler à deux extrémités d’un même public, le film réussit à jouer sur les deux tableaux sans se planter. Vrai divertissement réussi, ce Marsupilami est définitivement une bonne surprise.

1 Comment

  • Reply
    gaelle
    septembre 26, 2013 at 10:16

    Oh, au contraire moi je n’ai pas apprécié l’humour de certaines scènes.

    Certes les seconds rôles sont bons, et vont vraiment bien à leurs acteurs (ou les acteurs arrivent à se surpasser, je n’ai toujours pas réussi à trancher), mais certaines scènes sont vraiment.. bof.
    Pour exemple lorsque Chabat et Debbouze sont tous les deux enterrés dans le sol. Ce genre d’humour, les enfants ne le comprennent pas, j’ai entendu plusieurs gosses poser la question à leur parents à la sortie. Et puis, pour les parents, j’ai trouvé cette scène lourde : la « blague » est trop longue. J’ai rigolé au début et puis ça s’éternisait.
    Pour ce qui est de Lambert Wilson, il a joué à la perfection! Même mon père qui déteste cet acteur (ou plutôt tous les rôles qu’il interprète) a A-DO-RE cette scène, il a su prendre des risques, le scénario et le personnage lui ont donné une bonne opportunité.

    Enfin, je n’ai peut-être pas apprécié ce film parce que mon voisin était un beauf qui, fan de Jamel rigolait dès avant qu’il n’ouvre la bouche…

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