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[Critique] Le Labyrinthe- The Maze Runner- Critique du film

Quand Thomas reprend connaissance, il est pris au piège avec un groupe d’autres garçons dans un labyrinthe géant dont le plan est modifié chaque nuit. Il n’a plus aucun souvenir du monde extérieur, à part d’étranges rêves à propos d’une mystérieuse organisation appelée W.C.K.D. En reliant certains fragments de son passé, avec des indices qu’il découvre au sein du labyrinthe, Thomas espère trouver un moyen de s’en échapper.

Le domaine des films inspiré par des romans dit de la catégorie « Young Adult » est de plus en plus surchargé, il devient du coup difficile d’attendre quoi que ce soit de bien du genre. Pourtant « le Labyrinthe (Maze Runner) réussit à s’en sortir avec les honneurs. Le fait de ne pas avoir lu le livre, m’empêche d’avoir un point de vue biaisé sur le spectacle que je découvre et mon avis s’approche donc de celui d’un néophyte concernant la saga. La chose à t-elle des défauts ? Oui certains personnages n’échappent pas a un aspect stéréotypés. C’était prévisible et du coup, on n’est pas forcément surpris. Mais ce qui sauve ce point de détail est que d’autres films tombant dans les mêmes travers l’ont parfois fait avec beaucoup moins de légéreté. En effet le Labyrinthe (Maze Runner), prend son temps pour mettre en place son univers et principalement le héros du film et ce parfois au détriment du reste. Mais c’est alors que le travail mise en place en amont sur l’ambiance paye ses fruits et palie en partie une certaine zone de faiblesse narrative se logeant autour de certains personnages secondaires.

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Le labyrinthe ( The Maze Runner)  sous la direction de Wes Ball réussit avec une certaine facilité à donner vie a la saga de James Dashner’s 2007. Sans tomber dans des facilités de relations amoureuses se noyant dans du cliché pur jus, Le Labyrinthe se focalise principalement ( et tant mieux) sur l’univers entourant ce labyrinthe. Pour s’en échapper, il faut déjà le comprendre et en faisant ce travail en amont, wes Ball prépare assez habilement le terrain pour la suite ( celle-ci est déjà validé pour fin 2015 vu le succès du film). Pris sous le prisme d’un spectateur découvrant la saga sans avoir lu les livres, ce premier volet n’apparaitre pas comme exempts de défauts. Beaucoup de questions, peu de réponses massives. Le but majeur est de définir les contours d’un univers pour mieux aussitôt les briser encore une fois afin de remotiver pour un second tour. C’est un pari plus ou moins ambitieux, mais dont le labyrinthe se sort au final avec les honneurs dans ce premier volet. Bien que le casting sans trop tomber dans les clichés soit plus corrects que la moyenne, la vraie star du film est le labyrinthe en lui même. Ce dernier est à la fois la force et en quelque sorte la faiblesse du film. Difficile de cacher une certaine frustration en bout de course.

Quand le dernier acte arrive et que la révelation se fait, cette dernière frustre plus qu’elle ne satisfait. Pas que l’on avait l’espoir de revoir le dit labyrinthe, cela n’aurait eu aucun sens, mais ceux se cachant derrière n’ont malheureusement pas forcément la même aura. Là où pendant 95% du film l’ambiance mise en place avait quelque chose d’intéressant, les twists présents dans le final font plus place de lignes obligatoires a remplir dans le cahier des charges. Frustrer pour mieux donner envie de revenir. Les réponses manquent à l’appel, mais pas forcément le plaisir. C’est un bon point de départ pour une nouvelle saga. Certes l’ensemble ne révolutionne pas le 7e art, mais loin d’être aussi creux que la moyenne, le labyrinthe de Wes ball est un lieu où il fait bon de se perdre.

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