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[Critique] Last Knight-Kazuaki Kiriya- Critique du film

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Last knight est le genre de films que l’on retrouve dans la case VOD sans vraiment comprendre pourquoi. Car si l’on y jette un oeil sans approfondir, le fait de voir Clive Owen, Morgan Freeman et Kazuaki Kiriya à la réalisation ( Casshern) laisse à penser que l’on est en droit d’attendre du grand spectacle. C’est une vision des choses un peu trompeuses et montrant bien l’étrange nébuleuse de contradictions dans lequel navigue Last Knight. On peut penser en le voyant aux 7 mercenaires ou plus logiquement à une relecture des 47 ronins. D’un côté ou de l’autre du monde chacun aura sa vision de la chose, mais c’est dans la fusion maladroite de l’ensemble que Last Knight s’effondre un peu sur lui-même. Je pense que si le film avait été fait sur le marché japonais avec des acteurs japonais et avec l’énergie folle que les blockbusters japonais développent, Last Knight aurait pu être grandiose. Le hic est qu’ici, Last Knight apparaît comme un long tunnel de concessions, expliquant surement sa longue gestion et le fait que la prod du film et le tournage si je ne m’abuse datent de 2012/2013… Le produit final est loin d’être le pire film de l’année…mais c’est malheureusement dans l’ensemble, une production terriblement générique. Chose qui dans le petit monde du 7e art ne pardonne pas et le cantonne du coup au rang peu glorieux d’une sortie en VOD.

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Là où les 47 Ronins d’universal souffrait d’une overdose de style à défaut de substances, c’est en partie l’inverse ici. On ne peut pas dire que Last Knight soit blaid…on ne peut dire qu’il soit vraiment beau non plus. La mise en scène tout comme le rendu alterne le bon et le très moyen. Voir même le genre de moment où l’on se demande si le film n’a pas été mis en boîte à 4 mains. Kazuaki Kiriya comme bien avant lui a-t-il été balayé par l’ogre hollywoodien. Il est rare qu’un talent étranger sorte indemne d’un transfuge vers ce haut lieu du 7e art. Hollywood veut récupérer des talents pour leur singularité et très vite les faire rentrer dans le moule d’une production où il est de plus en plus difficile d’avoir sa propre identité. Et ce n’est pas Last knight qui aussi bien devant que derrière la caméra fera mentir ce que je dis. Morgan Freeman délivre une performance digne de Bruce Willis dans les hordes de films fait pour la VOD où il apparaît. Ce n’est pas honteux, mais pas fameux non plus. Cela paye les impôts en attendant mieux.

Clive Owen est peut-être celui qui dans l’ensemble s’en sort le mieux. Mais la maigreur du scrip l’empêche en quelque sorte de délivrer son vrai potentiel. Acteur n’ayant pas forcément la carrière qu’il mérite, Last Knight dans les mains d’un autre réalisateur et scénariste aurait pu être son « retour en grâce », la vérité est malheureusement tout autre. L’avalanche de séquences d’actions ( évitant la plongée dans le sommeil plus profond) tient à bout de bras le film au-dessus de la ligne de flottaison. Mais est-ce assez pour faire en sorte de ne pas l’oublier en moins de deux? J’ai un doute. Générique en diable , Last Knight ne possède pas l’âme que l’on attendait de la part de son auteur. Transposé dans un autre pays, avec des acteurs moins connus, moins de pressions et s’affranchissant des codes inhérents à Hollywood, Last Knight aurait pu être un film intéressant. Pris pour ce qu’il est désormais, nous sommes en face d’un blockbuster bâtard comme tant d’autres finissant sa carrière dans le bac à VOD pour autant de bonnes que surement de mauvaises raisons. Dommage.

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