Critiques de films

[Critique] L’agence tout risques-Joe Carnahan- Critique du film

Aucune équipe ne ressemble à celle de L’Agence Tous Risques. Quatre hommes, hyper qualifiés et autrefois membres respectés d’une unité d’élite de l’armée, sont chargés d’une mission classée top-secret destiné à les piéger, et qui les conduit en prison pour un crime qu’ils n’ont pas commis. Mais la somme de leurs talents leur permet une évasion sans accroc. Devenus des rebelles, ils décident de blanchir leurs noms et de retrouver les vrais coupables.

Parfois Hollywood a un magnifique défaut, celui de nous ressortir encore et toujours les mêmes formules. Puis arrive un jour le moment où les rouages de la machine se grippent et que d’un coup d’un seul un projet que l’on pensait perdu d’avance tombe entre les mains de la bonne personne. Le tout avec le bon scénario, le bon casting et le bon budget. Le genre de miracles qui comme pour la comète de Haley se produisent de moins en moins souvent. C’est donc bel et bien de l’agence tout risque version 2010 dont je parle. Là où certains projets montrent très vite des signes de faiblesses en essayant de renouveler le genre ou réinventer un univers déjà mis en place des années avant, le film de Carnahan réussit un sans faute en faisant une update aussi jouissive que réaliste du mythe de l’agence tout risques. En terme de blockbuster, ce film se rapproche d’un film qui en son temps n’avait pas eu forcément l’approbation publique qu’il méritait. Les gens ne comprenant pas le degré de folie et voir même de génie se cachant derrière lui, je parle bien évidemment d’Indiana Jones et le temple maudit. Le point commun entre ce film et The A-Team réside dans son approche absolument furieuse et voir même enfantine de l’action. Carnahan ne se fixe à vrai dire aucune limite, à part peut-être une seule, celle d’exploser en vol toutes celles qui ont été faites précédemment. L’arme fatale de ce monsieur est qu’à la différence de beaucoup, il possède le style, les idées et la matière grise visionnaire pour les mettre en place à l’écran. Le tout en respectant ses spectateurs du début à la fin.

Le comble du blockbuster est de manquer d’idées, le coup de grâce est de ne même pas avoir un casting capable de sauver le tout. Dans le cas présent, aucune des deux étapes dites plus tôt n’entre en ligne de mire. Pour la simple et bonne raison que Joe Carnahan met ici en place un véritable petit bijou du genre. Doté d’un casting tout simplement jouissif, le film donne l’impression d’être l’œuvre d’une bande de fous furieux à qui l’on aurait offert les clés de la machine à rêves à Hollywood. Dans le fond Carnahan et Michael Bay possèdent la même passion pour le chaos et la destruction. La seule différence entre les deux reste que Carnahan lui a un sens de la mise en scène dont Bay ne peut que rêver. La preuve se met en place tout simplement au travers de l’exécution des séquences d’actions. Qui disons le sont aussi fun que lisibles, une base de travail très simple qui donne au spectateur la possibilité de se lancer dans l’aventure avec cette équipe de fou furieux. La mise en scène fluide et intelligente dans son domaine crée un terrain parfait pour que le spectateur puisse se laisser aller dans les bras du spectacle. Et Dieu sait que dans le domaine, le film ne se montre pas avare du tout. C’est d’ailleurs ce qui le rend à l’image de son casting totalement attachant. L’équipe d’origine de l’agence tout risque fait partie du passé de vieux con comme moi.

 agence-tout-risques-joe-carnahan

Exemple parfait de ce qu’Hollywood peut offrir quand les astres s’alignent dans le bon sens, le film, même deux après sa sortie ne vieillit pas d’un poil et se laisse toujours regarder avec autant de plaisir. Démonstration de l’éclectisme de son réalisateur et de sa capacité assez folle de sauter d’un style à l’autre sans se perdre en route, on est devant du vrai spectacle. Bien écrit, totalement couillon dans sa façon d’aborder l’action, mais c’est ce qui fait son charme à vrai dire…ce  A-TEAM fait plaisir à voir. Du pur spectacle comme on en a trop rarement en salles. Gloire à vous monsieur Carnahan !

No Comments

Leave a Reply