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[Critique] Joker (Wild Card) – Simon West- Critique du film

Nick Wild, ex-marine addict au jeu, se reconvertit dans la protection rapprochée de clients lucratifs. Il compte ainsi quitter Las Vegas pour mener une vie meilleure. Lorsque son ancienne compagne, Holly, est retrouvée battue et laissée pour morte, Nick accepte de l’aider à se venger. Il va rapidement découvrir que le coupable n’est autre que Danny DeMarco, membre d’une puissante famille du milieu.

Jason Statham tourne plus vite que son ombre. Parfois en bien, parfois moins. Inutile de se mentir Joker (Wild Card) ne rentre pas dans la catégorie des grands films de Jason Statham. À mi-chemin entre le polar à l’ancienne avec un héros que l’on penserait sorti des vieux pulps et le quota bourrin que l’on attend d’un film avec Jason Statham, Joker (Wild Card) a du mal à trouver son équilibre. En découle un film bizarre qui ne sait jamais vraiment ce qui l’est en bout de compte. Jason Statham n’est pas à blâmer dans l’histoire, l’histoire introduit un héros mal en point psychologiquement et cherchant à échapper à une certaine fatalité. Vegas et ses emmerdes étant cette dernière. Le bassin à requins où il se trouve lui donne l’opportunité de dévoiler une facette presque humaine de sa personnalité. Mais ce n’est pas non plus comme s’il ne l’avait pas déjà fait 100 fois. Le problème de Joker tient dans son dosage narratif.

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Une fois que la fin tombe devant nous, on ne peut s’empêcher de dire un “tout cela pour cela…” Joker est mal dosé et c’est le problème le plus exaspérant. La galerie de personnages bons et méchants compris sont dans l’ensemble très bon. Mais le surnombre et le peu d’attention offert au développement de ces derniers frustre le spectateur en bout de course. On a l’impression d’avoir vu le pilote un peu brinquebalant d’une série tv ayant le potentiel de peut-être devenir meilleur par la suite. C’est une offre assez faible diront certains et je ne vais pas les blâmer. Simon West fait du Simon West, j’entends par là que dès que l’action s’emballe, il s’amuse, mais dès qu’elle retombe pour laisser place à du développement de personnages, il panique. Deux styles, deux approches, mais pas forcément de cohésions l’une avec l’autre. Le mix entre le côté noir, l’humour et la baston à la sauce Statham a du mal à passer. Joker ( Wild card) aurait pu passer si le film avait par exemple pris le parti de se dérouler dans les années 50 juste après la guerre avec un soldat sur le retour après l’atrocité des combats. Le personnage de Jason Statham tout comme ses angoisses et traumas auraient été soudain plus puissants. Le fait est que de nos jours et traiter comme ils le sont dans ce film, on s’en fout un peu. Malheureusement.

Pas assez novateur pour sortir du lot, pas assez développé en terme de scénarios pour marquer les esprits, Joker (Wild Card) est un film un peu bizarre qui ne sait jamais vraiment sur quel pied danser. On peut y trouver un peu de satisfaction dans certaines figures imposées, mais cela n’efface pas forcément la frustration du reste et de tout ce qu’aurait pu être le film avec un peu plus d’applications dans l’écriture du scénario. Dommage.


Joker avec Jason Statham : la bande annonce VOST par Filmsactu

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