Critiques de films

[Critique] Halloween 5 – Critique du film

Comme beaucoup j’ai grandi avec les monstres sacres du cinéma d’horreur et dans le domaine Michael Myers tient une bonne place,mais ne pouvant voir tous les films existants le concernant, j’ai fait comme beaucoup de gens et j’ai botter en touche en attendant un jour meilleur. Dans la famille des Halloween, le 5e volet jouissait d’une aura de nanar cosmique incompréhensible, suite directe du 4e volet que je n’avais pas eu le courage de voir ce 5e film vu pour l’occasion dans une version française d’époque depasse de loin tout ce que je pouvais imaginer.L’espace d’un instant, il vous faut juste essayer d’imaginerun épisode de Nicky larson en français pris dans l’univers d’un film d’horreur. J’ai beau vouloir faire preuve d’une certaine dose de réflexions sur des sujets pas forcément nécessaire, mais ce Halloween 5 confine au magnifique. Vous savez ce moment déstabilisant ou la nullité de l’ensemble finit par rendre l’ensemble assez fascinant.

Bardé d’une réputation de film un peu maudit pour sa gestion en roue libre, le film tient chacune de ses promesses dans le domaine. Le premier point des plus ridicules est celui qui malheureusement fait le socle narratif de l’histoire….la petite fille qui développe un lien psychique avec Michael myers. Le fait que les liens familiaux jouent encore une fois un point capital dans ce film et le suivant ne sauve pas l’ensemble du naufrage. La raison est assez simple, le film sur une durée d’un peu plus de 90minutes enchaine les pires poncifs du domaine des slashers. Que ce soit dans le domaine de la caractérisation des ados ne pensant qu’au sexe ou la mythologie du tueur qui ici frôle le délicieusement ridicule, rien ne sera épargné au spectateur et d’une certaine façon, c’est bizarrement ce qui fait le charme déviant et totalement raté de ce film. À force de vouloir tenter de remettre en place et vers une nouvelle direction la mythologie de Myers,le film se dirige vers le n’importe quoi absolue.En témoigne l’arrivée de ce tueur dont on ne sait rien qui dans un remake de Terminator, massacre un commissariat et fait évadé Myers avant que…hummm et bien rien. Car il faudra tout bonnement attendre le 6e film pour  comprendre ce que sa présence voulait dire pour l’histoire. Accessoirement cela enfonce encore plus la chose dans le ridicule avec cette secte utilisant Myers (le tueur du 5e) et les espèces de sorciers le combattant.

Pris au milieu de la chose, le docteur Loomis témoigne plutôt bien des ravages du temps et de l’impact que ces derniers ont fini par avoir sur l intérêt du script. Sorte de fanatique antipathique et prêt à tout pour tuer Myers, son personnage est devenu au final, la caricature du vieux fou pret a tout pour corriger les erreurs dont il se sent responsable, dans le cas présent Michael Myers… Victime et chasseur finissent par profondément se ressembler dans ce qui au final s’apparente plus à un gigantesque best of des clichés de films d’horreur qu’un vrai film et d’une certaine façon en analysant l’ensemble on se dit que c’est presque triste. Pas que l’idée de départ d’explorer la mythologie sous un autre angle était mauvaise, mais qu’avec juste un peu plus d’efforts la chose aurait pu donner un divertissement juste certes couillon, mais au moins soigné dans son exécution. Ce n’est malheureusement pas le cas ici.

Chose amusante, le 6e film en passant sous la bannière Dimension, porte drapeau des films d’horreur affichera les mêmes défauts narratifs, mais sera nettement plus agréables de par son exécution globale un peu moins laxiste…Que reste-t-il au final de l’expérience Halloween 5? Pour toutes personnes aimant la saga un minimum, je vais dire un gros gâchis…ou un ovni,cela dépend. Syndrome d’une époque pas si révolue et d’un genre qui a de plus en plus de mal a se renouveler, ce 5e volet est aussi consternant de conneries que fascinant par d’autres. Un objet de cinéma déviant en somme…

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