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[Critique] Game of Werewolves – Juan Martinez Moreno – Critique du film

Game of Werewolves de Juan Martinez Moreno: Au début du XXe siècle à Arga, un village de Galicie, une terrible malédiction a transformé le fils de la marquise de Mariño en loup-garou. Cent ans plus tard jour pour jour, Tomás, dernier descendant de la famille, revient dans son village d’origine pour une cérémonie en son honneur…

Les Espagnols sont-ils le salut du cinéma européen ? Je me pose de plus en plus la question. Amateurs sans complexes du cinéma de genre, ils font un peu comme les Anglais à la télévision de véritables miracles avec des budgets relativement modestes en comparaison d’autres pays et productions. Dernier exemple en date avec ce Game of Werewolves de Juan Martinez Moreno. Le film en quelque sorte se rapproche assez d’un Shaun of the Dead ibérique avec de sloups garous en place des zombies. Chose qui n’amoindrit pourtant pas une seule seconde le potentiel comique d ela chose. La faute dirons nous à un script et à un casting qui s’en donne à coeur joie pour valoriser un genre que l’on ne célebre peut-être pas assez. Le film me faisant pensez par plus d’une reprise à une sorte d’épisode spécial de « Tales From The crypt », le feeling old school qui s’en dégage assurant à l’ensemble une saveur très particulière, mais pas désagréable du tout. Bien au contraire.

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La volonté de Game of Werewolves est-elle de réinventer la roue? Pas un seul instant. Simple et malin à plus d’un titre, il prend au contraire un malin plaisir à s’amuser avec les codes du genre.Doté d’une réalisation efficace et prenant en compte que même si le budget n’est pas énorme, cela n’empêche en rien de s’amuser, Juan Martinez Moreno et son équipe d’acteurs offrent un spectacle aussi généreux que foncièrement couillon. Prenant appui sur une base un peu similaire à Shaun Of The Dead, Game of Werewolves place au milieu d’une situation visiblement sans espoirs une joyeuse bande de loosers. L’adhésion est presque immédiate, on accroche avec ces antihéros aussi con qu’attachant et l’avalanche de malheurs leur tombant dessus offre au film un véritable potentiel comique diablement efficace. Est-ce que tout fonctionne pour autant du début à la fin? On reprochera peut-être à l’ensemble de trop s’appuyer sur les effets comiques et de manquer un peu de fonds ou juste de chair pour entourer les personnages. Juan Martinez Moreno prend un malin plaisir à se servir plus d’archétypes que de réels personnages dramatiques comme on l’entend. C’est un choix qui dans le cadre de l’histoire se justifie, mais une fois encore en reprenant en exemple Shaun Of The Dead, on voyait que le réalisateur de cet autre film avait lui de son côté parfaitement réussi à mélanger les deux genres.

Mais le vrai plaisir inhérent à ce genre de petit film « de genre » est de voir le soin méticuleux et l’inventivité dont il est fait preuve pour s’attacher à créer des loups-garous pour le moins crédible et un peu flippant.

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