Critiques de films

[Critique] Fire with Fire- Josh Duhamel – Critique du film

Parfois dans les affres du domaine des direct to video, on découvre des petits films dont on ne peut s’empêcher de se poser la question suivante : pourquoi ne sont-ils pas sortis en salle ? Je ne dis pas que Fire with Fire avec Bruce Willis et Josh Duhamel est le film d’action du siècle. Loin de là, mais dans le domaine, j’ai vu certaines productions assez médiocres avoir le droit de sortir officiellement. Ma surprise est donc assez grande de voir cette honnête série B d’action obliger de passer par la case du direct to video. Hollywood est assez étrange parfois. Alors, oui disons-le tout de suite, le film ne brille pas forcément par son originalité et l’on regrette par moment que certaines des routes qu’il traverse sentent le réchauffé, mais il contrebalance cela avec des personnages assez grandiloquent et suffisamment fun dans le fond pour passer outre les carences du script. Vincent Donofrio dans le rôle de ce gangster Aryen complètement border line est assez bon, voir même totalement flippant par moment. Ce qui du coup fait évoluer le film vers un côté plaisir coupable assez certain. Il offre aussi à Josh Duhamel que l’on est peu habitué à voir dans un rôle un poil plus dark et physique (  loin de l’image action héro en carton de Transformers) une occasion de s’amuser à essayer autre chose. Cela ne marche pas toujours, mais le bonhomme a tout de même un certain potentiel.

Le postulat de départ du film est simple, « Fire with Fire » est un semi revenge movie…La lente et sans appel transformation d’un monsieur tout le monde en une machine à tuer. James Wan avait déjà donné dans le domaine avec Kevin Bacon et Josh Duhamel ne réussit pas une seconde à aller dans le même degré d’intensité, ce même si l’on sent bien que le réalisateur aimerait que ce soit le cas. Encore aurait-il fallu que le script soit plus développé, surtout en ce qui concerne l’univers autour du personnage principal. Tout comme les répercussions de certaines de ses actions sur ses proches…Rosario Dawson, Bruce Willis, Vinnie Jones, Rampage et même 50 cent tapissent l’énorme galerie des seconds rôles de ce film. Laissant devenir alors ce bébé une sorte de concours de gueule offrant à l’ensemble un délicieux côté série B de luxe. Sentiment qui se renforce dans le dernier tiers du film où le héros bien que toujours « faillible » et loin d’être insensible aux coups se laissent envahir par son côté obscur. Pris dans cet univers au final assez classique on regrette malgré tout le fait que la réalisation reste assez classique. Le réalisateur ne brille jamais vraiment par son sens de la mise en scène et même s’il fait avec les moyens du bord pour passer outre un certain manque de moyens (chose qu’il arrive pourtant à surpasser dans une séquence de fusillade assez intense bien que classique dans le fond…) l’ensemble reste un peu en deçà de ce que l’on aurait été en droit d’attendre. C’est très regardable et pas insupportable pour un sou, mais on en vient à se dire que dans les mains d’un autre, la chose aurait pu tellement être meilleure…

Ce qui nous amène pour finir à l’énigme du film : Bruce Willis. Tout comme Robert de Niro et qui Nicolas Cage qui enchaîne les productions pour le moins mineur dans le domaine du DTV, Willis a ces derniers temps la fâcheuse habitude de promener sa silhouette et son sourire uniforme dans des rôles pour le moins photocopié les uns sur les autres. On connaît chacune de ces expressions par cœur, ses mimiques, ses gestes. On attend avec impatience qu’ils nous les donnent…et c’est ce qu’il fait. Le hic est que l’on se rend bien compte que même lui n’y croit plus vraiment. Bout du rouleau pour le sieur John Mc Lane ? Je me pose la question et j’avoue que je n’aime pas trop la réponse que me donne ce film en ce qui le concerne. Si vous l’aviez aimé dans « Cold Light of Day » et bien…humm dites vous qu’il est à l’écran 15 minutes de plus sur tout le film…En attendant RED2 où DIE HARD 5, il faudra se contenter de cela. Le concernant c’est assez juste pour le reste c’est dans le domaine pas forcément désagréable de la petite série d’action bien couillonne que cela se passe. Pas vraiment de quoi s’en relever la nuit, mais pas de quoi s’arracher les cheveux. Puis Rosario Dawson en top gris ultra moulant tirant au Glock sur des snipers a plus de 500 m c’est tellement diablement con que rien que pour elle le film est drôle. Plaisir coupable et inutile.

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