Critiques de films

[Critique] Fast 6-Paul Walker- Critique du film

Dom, Brian et toute leur équipe, après le casse de Rio, ayant fait tomber un empire en empochant 100 millions de dollars, se sont dispersés aux quatre coins du globe. Mais l’incapacité de rentrer chez eux, et l’obligation de vivre en cavale permanente, laissent à leur vie le goût amer de l’inaccomplissement. Pendant ce temps Hobbs traque aux quatre coins du monde un groupe de chauff eurs mercenaires aux talents redoutables, dont le meneur, Shaw est secondé d’une de main de fer par l’amour que Dom croyait avoir perdu pour toujours : Letty. La seule façon d’arrêter leurs agissements est de les détrôner en surpassant leur réputation. Hobbs demande donc à Dom de rassembler son équipe de choc à Londres. En retour ? Ils seront tous graciés et pourront retourner auprès des leurs, afin de vivre une vie normale.

Quand le 5e Fast and Furious est arrivé sur les écrans, la première réaction que j’ai eue en sortant de la salle ressemblait à celle d’un teenager sortant d’un concert de Justin Bieber : hurlement sur hurlement entrecoupé de quelques rares moments pour respirer entre chaque prise. Puis vint le moment, où j’appris que suite au succès du film, un 6e numéro était dans les tuyaux. Devant le haut degré de destruction massive et de testostérone présent dans le film, il me semblait tout simplement impossible que ce nouveau film puisse faire mieux. Disons-le tout de suite…j’avais tort avec une force que même la colère la plus biblique ne fait qu’effleurer. À la fois supérieure et totalement différent face aux précédents numéros, ce 6e opus est ce qui se rapproche le plus d’un croisement déviant entre James Bond, Bad Boys 2 et l’agence tout risque version Carnahan. Justin Lin n’a pas cherché qu’à se dépasser, il a littéralement mis la barre à des années lumières de ce qu’était son dernier film. Qui n’ayons pas peur des mots en termes de spectacles représentait une surprise monumentale. Fast 6 représente son grand frère sous stéroïdes, mais se paye aussi le luxe non négligeable de reprendre l’histoire de toute la saga pour connecter les différents points entre eux. Le but étant de ne jamais oublier certes le spectacle, mais surtout donner une véritable cohérence à l’ensemble. Et quand je dis cela, j’entends rapprocher le film à la surprise de tous du numéro le plus détesté de la saga qui d’un coup s’apprête à prendre une toute nouvelle tournure. Oui je parle bien de Fast and Furious Tokyo Drift qui ici prend une nouvelle aura…

Est-ce que Fast 6 est aussi fou que le 5 ? Non, car l’effet de surprise est en partie loin derrière. C’est aussi pourquoi le film décide de jouer ( tant bien que mal…) une autre carte, celle de l’histoire. Reprendre les grandes lignes directrices de la saga, combler les trous et faire en sorte de connecter tous les points. L’ambition est énorme, le résultat pas toujours heureux, mais quand on y réfléchit et en reprenant Fast 5, Fast 6 et bientôt Fast 7, la volonté de développer l’histoire pour aller vers autre chose se justifie. Surtout en grande partie à cause du twist de fin qui amener de façon sournoise pendant tout le film…( il faut écouter les dialogues d’Owen Shaw…) montre que le 7e volet et potentiel dernier numéro risque d’être dantesque. Offrant du coup une trilogie en 3 acte, le retour en grâce, l’absolution et la vengeance…Non, je vous rassure Fast and Furious 6 ne concurrence pas Shakespeare, loin de là. Mais la structure et les « complications » que se donnent les scénaristes pour rendre l’ensemble de la saga cohérente…( Même Tokyo Drift…) paye. Mais au milieu de cette partie plus narrative, les bases de la saga existent-elles toujours ? J’entends par là de l’action, de l’action et de l’action ? La réponse est encore une fois OUI ! De la tôle froissée et de la baston, voilà le mélange de bases qui vous sera offert. Justin Lin décide de s’amuser en ouvrant le bal sur une poursuite en plein Londres virant à l’adaptation live de Burnout. Nerveux et sans pitié la mise dans le bain est immédiate et le tempo aussi. Montrant que d’un coup le film à bien évolué vers autre chose. Un savant mélange entre XXX et l’agence tout risque. On se dit que la chose va aller dans le mur et pourtant c’est le contraire qui se produit. Oui Fast 6 amène une action toujours aussi folle, mais parfois plus construite dans sa façon d’être. Lin fait toujours en sorte de mettre l’équipe en avant quoiqu’il arrive. Pas d’individualités, tous pour un et un pour tous.

En résulte quelques-unes des séquences d’actions les plus stupides et diablement fun qui soit. Mais les deux moments les plus jouissifs bien que court réside dans un combat en deux temps entre Gina Carano et Michelle Rodriguez et Sung Kang /Tyrese contre Joe Taslim ( The Raid) en plein milieu du métro londonien. Autant dire que le combat Rodriguez/Carano est un des trucs les plus violents qui soit en comparaison de la branlée prise par la branche masculine de l’équipe. Alternant les styles et jouant des attentes du public, Lin tire sa révérence à la saga qu’il a aidé à ressusciter de la plus belle façon qui soit. Tout comme ce que Carnahan avait fait avec l’agence tout risque ( à qui Fast 6 doit beaucoup…), il réalise un pur divertissement un peu bateau de par sa volonté d’amener du fond à la saga, mais qui n’oublie jamais d’offrir au public ce qu’il attend. Que ce soit au travers de Luke Evans excellent en méchant de base, de The Rock toujours en muscles en passant par Michelle Rodriguez qui revient dans le jeu en utilisant aussi bien ses poings que sa tête, la franchise n’oublie jamais ses racines. Fidèle à ce lien humain reposant sur l’esprit de famille, ce nouveau volet prend le temps de l’asseoir, le développer pour mieux le remettre à l’épreuve dans le prochain volet. Alors oui, cela semblera moins fou que le précédent, mais refaire la même chose aurait été idiot. Oui cela n’est pas toujours heureux dans ces choix narratifs, mais pris dans une vision d’ensemble, chacun des chois se justifient et ouvrent la porte d’un final dont la séquence post générique risque de vous rendre hystérique en voyant ce qui se profile à l’horizon. Autant de défauts que de qualités, mais toujours un lion sous le moteur. Fast 6 continue dans la lignée du 5 et reste un gros divertissement ultra jouissif. Merci Justin Lin et prions pour que James Wan finisse en beauté la saga ! Définitivement à voir !

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