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[Critique] Everly – Joe Lynch- Critique du film

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Vous souvenez-vous d’un film avec Clive Owen qui se nommait “Shoot Them Up”? Comme son nom l’indiquait, ce film était une déclaration d’amour à la maigreur du scénario des FPS de jeux vidéos.Everly aurait sans doute fait un très sympathique jeu, il en va autrement en tant que film. Du moins si l’on veut le prendre pour un film…il y a un souci. Oui Everly est en partie marrant, voir divertissant, mais comme beaucoup d’autres films du même genre , le réalisateur se noie dans l’ultra violence pour finir par s’y perdre et son film avec. N’est pas Peckinpah qui veut et sans un minimum de scénario et de fond on se prend un peu souvent les pieds dans le tapis. C’est en partie le cas dans le film de Joe Lynch.

Un appartement, une Salma Hayek badass et des hordes de bad guys qui essayent de la tuer pendant plusieurs heures. Voilà un résumé ultra rapide de la substance de départ du film. Il faut être honnête Everly ne va jamais vraiment plus loin. C’est un choix que certains accepteront ( et dans une certaine mesure je le peux aussi…) mais la mayonnaise ne prend plus forcément a 100% pour la simple raison que bon nombre de personnes dans le domaine ont en grande partie fait la même chose avant lui. Everly est donc une série B bourrine à 200% mais dont le manque absolu de substance finit par la pénaliser sur la longueur.

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Malgré des défauts impossibles à nier, Everly s’amuse à tenter de rendre hommage à son héroïne. Nous sommes devant une machine de guerre qui ferait penser à une Ripley version encore plus badass et avec des boobs. Oui, c’est une analogie bizarre, mais n’oublions pas que nous sommes juste dans un gros direct to dvd, pas non plus dans un blockbuster a sortie mondiale. Everly se nourrit de clichés, les digère et tente de recréer avec quelque chose de nouveau sans que la magie opère parfaitement. Nous sommes dans un ersatz de jeux vidéo et pas le moins du monde un film. La notion de développement de personnages en devient donc anecdotiques et Everly en tant que personnage n’en est plus qu’un simple archétype. Le genre de ceux que l’on peut accepter quand on est effectivement conscient de ce que l’on regarde, mais qui laisse un goût amer en bouche.

Construit comme un jeu vidéo, Everly a des similitudes flagrantes dans sa construction avec Shoot them up. Everly est Clive Owen et elle passe les niveaux de bad guys venant prendre un malin plaisir à mourir de sa main. On peut se lasser rapidement et cela sera justifié. L’option lingerie fine et grosse pétoire a des allures de fantasmes d’ados qui ne peut survivre très longtemps et c’est ce qui arrive. On attend juste la vague suivante en espérant découvrir des ennemies plus funs que ceux d’avant. Cela se produit parfois et l’espace de quelques minutes on en vient à espérer que le miracle continue. Mais cela est malheureusement bien souvent illusoire.

Que retire t’on d’Everly en bout de course? Pas grand chose pour être honnête. Le portrait de l’héroïne symbole de femme forte, ne survit pas à la comparaison de celle étant passer avant elle. Bien souvent avec plus de succès. Everly ne dépasse jamais vraiment le stade du bourrin bas de plafonds. C’est un choix de direction que le réalisateur assume a 2000%, espérons que la prochaine fois s’il y en a une…il prendra le temps d’être aussi à fond dans le domaine du scénario. Cela pourrait être un choix très judicieux. Typiquement le genre de films que l’on regarde avec des potes et une bière. Car seule et sobre, cela risque d’être un peu plus indigeste…

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