Critiques de films

[Critique] Enemies Closer- Peter Hyams- Critique du film

Dans une forêt à la frontière americano-canadienne, deux ennemis jurés doivent travailler ensemble pour échapper à un cartel à la recherche de l’une de ses cargaisons manquantes.

Parfois en découvrant certains films, on ne peut s’empêcher de se poser quelques questions comme « Pourquoi ? ». Pas que « Enemies Closer » soit une catastrophe. Non en son état, c’est une série B classique comme plein d’autres qui remplit son « devoir », mais quand on y regarde de plus près, on en vient à voir le côté résigné de Van Damme qui à nouveau ressort encore plus. L’époque où lui et Peter Hyams trustaient le box-office américain avec des séries B du même type est terriblement loin. La déconvenue est d’autant plus violente qu’en fait « Enemies Closer » applique exactement les mêmes recettes, ce qui désormais à notre époque est la chose signant son arrêt de mort. Oui, car que ce soit au travers de la réalisation ultra générique, du scénario prévisible ou de la véritable passivité ( ou désespoir) de Van Damme (sa dernière scène…) il est clair que tout le monde se demande pourquoi ils se sont engagés dans ce film.

Enemies-Closer

Orlando Jones ( Sleepy Hollow) en acolyte du héros est peut-être le seul à sortir son épingle du jeu. Lui et Tom Everet Scott incarnent du début à la fin, et ce, sans la moindre surprise ce que l’on attend d’un buddy movie. Cela se déteste au début, mais va devoir s’affranchir de ce détail pour survivre…oui le concept a déjà été vu mille fois et autant être honnête, ici rien n’est fait pour l’améliorer. Pire encore Tom Everet Scott fadasse au possible a du mal à générer le moindre intérêt dans le rôle du héros. Du coup, on attend avec impatience l’arrivée de Van Damme pour nous sauver de l’ennui et quand c’est le cas…la surprise est de taille. En mercenaire écologique parlant de la production de méthane dans les pets de vaches ou trucidant des policiers au couteau pour aussitôt se jeter au sol, car il vient de découvrir…une espèce rare de fraise des bois…le personnage est hallucinant. Mais pas forcément dans le bon sens. Autant l’idée de faire quelque chose de décalé pouvait se justifier, encore aurait-il fallu que la chose se fasse avec une certaine finesse. Van Damme du début à la fin donne l’impression de ne plus y croire une seconde. Ce petit retour en grâce d’expendables 2 n’a pas duré. Autant dans ce dernier film, il réussissait à surfer sur la fine ligne entre l’ironie et le côté badass, mais dans ce film, l’envie d’y croire l’abandonne, et ce, dès le début. Il y a presque quelque chose de touchant dans son interprétation tellement on le sent lassé de faire et refaire encore une fois la même chose.

Simple production ne méritant effectivement pas plus qu’une sortie en direct to vidéo « Enemies Closer » en surfant sur la vague du cinéma d’action old school oublie d’y ajouter suffisamment de seconds degrés pour faire oublier que la recette ne prend plus. N’est pas « The Expendables » qui veut et clairement aussi bien Peter Hyams que Jean Claude Van Damme semble montrer des sérieux signes de vieillesses face à ce domaine qu’autrefois ils maîtrisaient à merveille. Dommage.

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