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[Critique] Dumb and Dumber de- Critique du film

Vingt ans après, Lloyd et Harry sont toujours amis – et toujours aussi débiles ! Quand ils apprennent qu’Harry est père, les deux amis se lancent dans un nouveau road trip à la recherche de sa fille. Ils vont sillonner le pays à bord de véhicules toujours plus improbables, semant la folie et le chaos jusqu’à un endroit où ils n’auraient jamais dû pouvoir se retrouver…

Peter and Bobby Farrelly étaient il y a près de 20 ans des génies de la comédie. C’était un temps béni où les excès des deux frangins touchaient au but. On s’amusait et l’on en redemandait. Les voir avec Jim Carrey ou Ben Stiller écrirent les grandes heures de la comédie moderne étaient jouissifs. C’était le bon vieux temps. Mais avec ce dernier qui ne ce cesse de passer encore et encore, il faut bien reconnaître que pour Peter and Bobby Farrelly cela ne fut pas bénéfique. Ceux qui étaient à l’époque des précurseurs ont d’une certaine façon aujourd’hui beaucoup de mal à évoluer et ce nouveau volet de Dumb and Dumber est la preuve. Dumb and Dumber de, fait un peu de la peine. On aimerait se dire que la somme des talents devant la caméra, Jim Carrey et Jeff Daniels méritaient mieux… Car même en le prenant sous l’angle d’une certaine forme de tolérance, il faut bien reconnaître que ce Dumb and Dumber de tombe à plat.

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Pris dans une sorte de boucle temporelle le poussant à repeater une partie de la structure du précédent film, Dumb and Dumber de accumule déjà un premier faux pas qui fait un peu de la peine. Le second tient du coup dans le scénario qui très vite au-delà même de la simple structure ne fait que vivre dans l’ombre très envahissante du film des années 90. Faire une suite attendue est une bonne chose, des tonnes d’autres réalisateurs ont eu cette idée avant Peter and Bobby Farrelly , mais la plupart du temps ces derniers faisaient évoluer la formule. Ici le mot évolution est banni. Peter and Bobby Farrelly sont toujours dans les années 90 certains d’êtres les papes de l’humour régressif. Seul défaut, la donne n’est plus la même. Il devient du coup rapidement gênant de voir Jeff Daniels et Jim Carrey, deux acteurs aussi immenses dans la comédie que dans le drame, faire un come-back avec un tel pétard mouillé. Tout n’est pas à jeter et par endroits la nostalgie aidant vous allez rire…mais peut-être pas assez pour mettre votre rythme cardiaque en danger.

Jeff Daniels retourne dans le costume de son personnage assez facilement, mais si l’on compare avec ce qu’il est capable de faire ressentir niveau performance dans The Newsroom, celle de Dumb and Dumber de, apparaît pour lui comme une récréation en pilote automatique. La faute à un scénario faiblard et une direction/réalisation qui lui emboite le pas. Tout comme Jim Carrey, les deux s’appuient sur la nostalgie et le talent inné qu’ils possèdent pour rendre drôle des blagues que meme ivre on ne tenterait pas. Le film s’enfonce sans mal dans les territoires du 125e degré jusqu’à en rendre l’ensemble totalement futile. Les personnages en souffrent, le film aussi et il devient difficile de rentrer pleinement dedans. Vestige d’une époque révolue, les Peter and Bobby Farrelly ratent en terme de qualité le potentiel come-back fracassant qu’ils attendaient. Oui Dumb and Dumber de fonctionnera surement sur le long terme générant des bénéfices corrects à l’international. Cela n’enlève pourtant en rien au fait qu’il aurait dû rester dans la case de ces films dont on n’avait pas forcément besoin de voir la suite. Un poil long, pas forcément drôle et au final sans grand intérêt, Dumb and Dumber porte bien son titre, mais se trompe d’époques…

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