Critiques de films

[Critique] Dead Rising: Watchtower- Critique du film

dead-rising-watchtower-slices-up-a-new-poster_9a5r.1920

Un vaccin gouvernemental échoue à stopper l’expansion d’une épidémie transformant les gens en zombies. La résistance s’organise, et clame que le gouvernement pourrait bien avoir une part de responsabilité.

Dead Rising: Watchtower est un projet particulier. Une sorte de petite anomalie dans le paysage des adaptations de jeux vidéo. Produit pour une chaîne du cable US et possédant un producteur loin d’être anecdotique « legendary » et sa filiale digitale, Dead Rising: Watchtower se révèle aussi surprenant que cela puisse paraître être une excellente surprise . Certes,il faut relativiser en partie la chose. Dead Rising: Watchtower est construit dans le même esprit que la web série Mortal Kombat, on sent le côté épisodique, mais cela ne gene jamais vraiment l’ensemble. Pourquoi? Car l’ensemble malgré une utilisation volontaire de clichés inhérents au genre tient la route. Ultra réferentiel et s’appuyant sur la mythologie Dead Rising, ce Dead Rising: Watchtower s’avère aussi surprenant que cela puisse paraître beaucoup plus solide que les nombreuses adaptations de Resident Evil par exemple.

dead_rising_riggle.0.0_cinema_1200.0

Ok j’admets, vous allez me dire, ce n’est pas difficile. Vous n’aurez pas tort. Mais à sa décharge Dead Rising: Watchtower assume dès le départ son côté série B et ses origines jeux vidéo. Il ne cherche jamais véritablement à s’en éloigner car il sait que c’est ce qui fait sa force. Et permet aux publics d’ailleurs de plus ou moins accepter toutes les aberrations peuplant le scénario. Nous allons dire qu’elles sont nombreuses et pourtant assez jouissives d’une certaine façon. C’est ce qui rend Dead Rising: Watchtower aussi agréable. Défilé de gueules, Dead Rising: Watchtower collectione les seconds couteaux des séries Tv et ciné. On ne sait plus forcément les noms, mais l’on reconnaît toujours le visage. Du coup d’une certaine façon, on ne réfléchit pas, on se lance avec les persos dans ce qui est au final une enième quête de survie. Resident Evil est passé par là et de par les racines de son scénario Dead Rising: Watchtower ne cherche pas à nier la filiation. Mais encore une fois, c’est en jouant sur cela, et le fait qu’il est acquis d’avance que le public regardant ce film connaît la mythologie que Dead Rising: Watchtower gagne son pari. La réalisation parfois hasardeuse en énervera plus d’un ( caméras subjectives et autres), mais ce qu’il perd par instant en faux pas de réalisation, Dead Rising: Watchtower le regagne sur le reste. Le film est en effet aussi couillon dans ses délires que terriblement gore sur le reste. Loin des affrontements premiers degrés de Resident Evil, Dead Rising: Watchtower rallume bien la flamme du second degré qui habitait le jeu.

Du coup, même si dans le fond le coeur du film tient sur un ticket de métro tout comme son intérêt, il est difficile de reprocher quoi que ce soit a Dead Rising: Watchtower. Tout simplement pour la bonne et unique raison, qu’il fait le job dans le domaine qui est le sien: à savoir briller dans la case du fan service. Mais surtout à la grosse différence de la saga Resident Evil au cinéma, Dead Rising: Watchtower montre qu’il connaît sa mythologie et sait comment l’exploiter sans la dénaturer. Certes, c’est du fan service à 200%, mais cela remplit son cahier des charges de façon aussi efficace que surprenante. Ce que Dead Rising: Watchtower ne peut assouvir en termes de réalisation, il le compense par une certaine forme d’inventivité et de sadisme primaire que l’on attendait bien de ce genre de production. Ce n’est pas le chef-d’oeuvre de l’année. Mais là où j’attendais un horrible navet, je me retrouve avec une production plutôt carrée et assez jouissive qui donne envie de voir la possible suite qui se dessine à l’horizon. Une bonne surprise.

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply