Critiques de films

[Critique] Cash- Jean Dujardin- Critique du film

Il y a des films que l’on découvre très en retard. Des films qui une fois la vision achevée vous font vous dire mais pourquoi donc est-ce que je n’ai pas fait l’effort d’aller le voir en salle quand j’en avais l’occasion? Cash avec Jean Dujardin fait partie de ces films.Il y a deux semaines de cela en passant dans ma boutique de dvd favorite du monde entier ( au mk2 bibliothèque) je tombe sur le blu-ray de ce film. Ni une ni deux mon sang ne fait qu’un tour. Il y a quelque temps de cela par l’intermédiaire de mon travail à l’époque j’avais eu l’occasion d’interviewer Jean Dujardin et j’en garde un excellent souvenir. Parfois quand on rencontre une star, on a toujours peur de se rendre compte que celle-ci est hautaine, imbue de sa personne et j’en passe. Durant l’heure que j’avais passé chez M6 pour l’interview, j’avais eu le plaisir de me rendre compte que Dujardin est tout l’inverse de cela. Ce fut typiquement le genre de rencontre qui permettent de continuer à apprécier des acteurs sans pour autant verser dans le côté midinette. Fort de ce bon souvenir donc j’ai acheté le film Cash avec Jean Reno,alice taglioni,dujardin,Francois Berleand et j’en passe. Impatient d’en finir et voir ce que j’avais manqué, la galette dans mon lecteur le soir même et là bonne surprise me tomba dessus de plein fouet.

La série des Ocean Eleven repose sur un tempo particulier, à savoir faire un film avec une mécanique réglé au couteau , où au final toutes les pièces du puzzle doivent s’emboîter pour nous montrer que depuis le début le héros contrôlait tout. Cela repose aussi sur un bataillon d’acteurs tous en grandes formes et travaillant en commun sans chercher à tirer la couverture sur soi pour briller plus qu’un autre. Eh bien Cash c’est exactement cela et plus encore. Depuis quelque temps le cinéma français pond des petites surprises, des films qui font des bons scores et marquent le public et certains qui font des scores honnêtes mais ne gagnent pas forcément le buzz qu’ils méritent. OK je découvre le film bien après sa sortie, mais même à l’époque, on n’en avait pas parlé autant que cela. Il est vrai que le film repose en partie sur les épaules de Dujardin qui ici livre une performance toute en finesse, sorte de mélange entre le Clooney de Ocean Eleven et la classe féline du Belmondo de la grande époque. Encore une fois l’adéquation entre les deux est inévitable, mais sans singer son modèle, dujardin lui rend presque un hommage parfait dans ce film. Autant Daniel Craig dans les nouveaux bonds réinvente le personnage de James bond, autant ici Dujardin fait un reboot du personnage de Belmondo. Il le remet au goût du jour lui imprègne sa patte et donne en même temps une furieuse envie de se replonger dans ses oeuvres illico presto. Enfin bon là je suis en train de faire de l’interprétation des choses en version geek et je m’éloigne du sujet ^^

Donc Cash qu’est-ce que c’est? Avant tout c’est le nom du personnage qu’interprète Dujardin. Dès le début du film son frère Clovis Cornillac se fait doubler par un mauvais payeur et tuer froidement. Bien décidé à le venger Cash ainsi que le reste de sa famille mettent sur pied une brillante vengeance pour retrouver celui qui a fait le coup. La première chose qui m’a énormément fait plaisir dans ce film est que le scénario est bien écrit et garde son suspens intact jusque dans les dernières minutes. En effet j’ai été infoutu de savoir qui était « ze méchant » jusqu’à la fin. C’est un petit truc, mais cela fait toujours un bien fou de voir un film qui réussit à ne pas se perdre en route. De plus, le film de voleurs et d’arnaque est un genre à part entière, la mécanique ne doit souffrir d’aucunes imperfections du début à la fin, pour que le pay-off vous pète à la gueule de façon grandiose. Le but de ce genre de films est de prendre son pied et c’est une part du contrat que le réalisateur et les acteurs remplissent haut la main. En effet, à la différence de beaucoup de films, ce dernier réussit à nous faire évoluer dans un monde de gangsters à l’ancienne. Des voleurs qui pensent que la violence est inutile et que l’intelligence est la meilleure des armes. Cash, c’est tout ça à la fois, un ensemble de bonnes surprises qui mit bout à bout vous font dire que parfois le cinéma français de genre à encore de quoi vous surprendre sous le capot.

Mais au-delà de la bonne tenue de route du scénario, c’est l’impeccable prestation du casting qui mérite d’être mise en avant. Dujardin mène la barque avec une prestance que peu d’acteurs ont encore en stock. Reno s’amuse et n’en fait pas des caisses dans son rôle de seigneur des arnaqueurs, Berleand en patriarche est sympathiquement drôle. Mais si on ne devait en retenir qu’une et je ne dis pas çà sous le contrôle de mes hormones, ce serait Alice Taglioni. Je l’avais vu une fois en vraie au théâtre, alors qu’elle était en compagnie de Jocelyn quiverin et étant assis juste derrière eux j’ai eu l’occasion de me rendre compte d’un truc tout bête. La demoiselle est encore plus belle en vraie qu’a l’écran. Ce qui n’est pas peu dire vu qu’à l’écran, sa beauté à la fois simple et sophistiquée suffirait à faire fondre le coeur d’un régiment de soldat. Belle et suffisamment chanceuse pour avoir trouvé un rôle ou sa beauté ne la conatonne pas au rôle de potiche, Alice Taglioni tire son épingle du jeu et forme avec Dujardin un couple parfait. Je pourrais dire encore des milliers de choses sur e film mais ce serait en dire trop, allez faire un tour au vidéoclub ou à la fnac et mettez la main sur Cash. Peut-être qu’ainsi tout comme moi, vous vous rendrez compte que vous avez raté l’occasion de voir un très bon film en salle.

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