Critiques de films

[Critique] Bait3D- Russell Mulcahy- Critique du film

Alors qu’un Tsunami vient de frapper, un groupe d’individus se retrouve piégé dans un supermarché inondé…et rempli de requins blancs !

Il y a des films que l’on regarde en se disant que le terme plaisir coupable va prendre tout son sens. Deep Blue Sea de Renny Harlin entrait un peu dans cette catégorie. Couillon jusqu’au bout des ongles, il le vivait très bien et provoquait une bonne dose de rires au passage. La bande-annonce de ce Shark (Bait 3d) m’avait intrigué et me laissait croire qu’il en serait de même avec ce film. Le résultat est un peu différent. Si dans la structure le film présente quelques bonnes idées dignes d’une série B classique, la réalisation et le budget global de la chose n’aide pas forcément le produit final à se hisser au-delà de la stature d’un gros téléfilm du dimanche. Car au final ce film même écrit par Russell Mulcahy n’est pas franchement digne d’autre chose que quelques sourires et de beaucoup de bâillements devant l’enchaînement o combien cousu de fils blancs des événements. Mais pourtant est-ce que l’ensemble se montre désagréable en bout de course ?

La réponse est un doux mélange entre un oui franc et massif tempéré par un grand moment de « oui, mais c’est un film avec des requins blancs coincés dans un supermarché… » Ok ce n’est pas Hamlet, mais quitte à s’embourber dans le second degré volontaire, difficile de faire mieux que le film de Harlin ( Deep Blue Sea) qui dans le domaine mettait la barre très haut. Bait 3D se retrouve quant à lui pris au piège d’une écriture un poil bicéphale et contre productive au final. Le scénario ayant été écrit à 4 mains, on se retrouve avec des séquences marquées un poil gore et à la tension palpable pour quiconque à une phobie des requins, mais tout cela se retrouve bien souvent mis à mal de par la présence de scène comique digne de sitcoms voir juste de parodies. Le navire tout comme le lieu de l’action prennent alors l’eau de toute part et l’on regarde la chose d’un œil si lointain qu’il est difficile de raccrocher au wagon. Le casting n’aide pas forcément non plus. Xavier Samuel bien plus à l’aise dans The Loved Ones livre ici une performance assez générique et ce n’est pas le scénario qui l’aidera à hisser cela à un autre niveau. Julian McMahon dans le rôle du vrai faux méchant joue sur son aura naturelle, mais malheureusement le scénariste aussi et l’enfilade de séquences et dialogues clichés que les deux acteurs doivent porter finit par littéralement faire suffoquer la patience du spectateur.

Mais y’a-t-il malgré tout des points positifs dans l’ensemble ? J’ai bien envie de dire un, les requins ! Tant mieux d’ailleurs vu que c’est le cœur du film. Chacune des apparitions, sauf le final qui flirte avec le ridicule…les faits apparaître sous un jour au final assez réaliste. Machine à tuer et chasseur aussi sadique qu’efficace, ils traquent avec une application toute sadique les proies que la situation a mises à leur disposition. Les morts qui s’en suivent ne brillent pas forcément par l’originalité la plus grande, mais le degré de sadisme de certaines remplissent le quota de gore et de tripes qu’espère le spectateur en regardant ce genre de films. Mais au-delà de ces petits moments, il faut bien le reconnaître, le film n’offre pas grand-chose à se mettre sous la dent que l’on n’aura pas déjà vu 100 fois. Le domaine du film d’horreur grand public tourne en rond et hormis « Destination Finale 2 » qui avait réussi à dynamiser quelque peu le genre à sa sortie, ce dernier tourne salement en rond depuis. Shark (Bait 3D) en est le dernier exemple et sincèrement mieux vaut passer son chemin que d’aller faire trempettes avec ces grands requins blancs…

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