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[Critique] Annabelle- John R. Leonetti- Critique du film

John Form est certain d’avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s’agit d’une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d’un blanc immaculé. Mais Mia, d’abord ravie par son cadeau, va vite déchanter. Une nuit, les membres d’une secte satanique s’introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…

Là où The Conjuring sous la patte de James Wan avait réussi à créer la surprise, il faut bien reconnaître qu’ Annabelle apparaît tout de suite comme une pâle copie de la formule à succès de James Wan. John R. Leonetti (Mortal Kombat: Annihilation, Butterfly Effect 2)  et Gary Dauberman (Swamp Devil)  se retrouvent donc ici en charge de faire mieux que James Wan avec cette pas tout à fait prequel de The Conjuring. Le résultat fait illusion dans ses premiers pas, pour vite finir par apparaître pour ce qu’il est vraiment: un de ces nombreux produits d’horreurs faits à la chaine par Hollywood ces derniers temps. Le résultat  est payant vu le démarrage assez bon du film, mais est-ce suffisant pour en faire un grand film ? Annabelle sombre très vite dans une mise en place mécanique d’effets de peur s’enchainant parfois sans véritables logiques. On regarde, on soupire, on ne frémit pas vraiment. N’est pas James Wan qui veut.

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Pourtant, il faut reconnaître à John R. Leonetti dans sa mise en scène d’Annabelle une bonne connaissance de ses classiques. Il sait faire en sorte de faire illusion, mais c’est bien là toute la différence avec James Wan. Alors que ce dernier digère ses fameux classiques pour récréer quelque chose de nouveau, John R. Leonetti fait un peu du copier-coller pas forcément bien updater. Le cinéma d’horreur est très embouteillé en ce moment et Annabelle n’offre pas forcément suffisamment de matières pour se créer une place dans le panthéon des films marquants du genre. L’une des forces de The Conjuring et du cinéma de James Wan en particulier tient dans son sens de l’économie de moyen pour arriver à faire peur. Hollywood se perd en effets de styles pour créer la peur ou n’importe quelle forme de sentiments dans bon nombre de productions. Annabelle n’échappe pas à ce problème, le film est très correct tant qu’il marche dans l’ombre de James Wan et dans ce domaine John R. Leonetti réussit plus ou moins bien à faire illusion, enfin presque. Car arrive le moment et principalement vers le dernier acte du film où Annabelle comme beaucoup d’autres films d’horreur récents part un peu dans tous les sens. Le manque de cohérence et d’unité dans le style est ce qui fait la différence entre Annabelle et The Conjuring.

L’ennui en bout de course est que la vraie nature d’ Annabelle nous apparaît alors encore plus violemment. Produit marketing et suite faite à la va-vite pour capitaliser sur le succès-surprise du précédent film, Annabelle n’apporte dans le fond pas grand-chose de plus à l’histoire. Le film se suffisant à lui- même. La vraie vedette de The Conjuring étant le couple d’exorcistes…Annabelle dans le fond n’est qu’une enquête parmi tant d’autres et pas forcément le coeur de l’écosystème de The Conjuring. Là où The Conjuring développait un amour palpable du cinéma de genre et une envie contagieuse de foutre la trouille, Annabelle en veut définitivement plus à votre argent que votre rythme cardiaque. Votre santé vous dira merci, votre banquier surement moins. Pas franchement mémorable au final…

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