Critiques de films

[Critique] Afflicted- Critique du film

Afflicted avait de par son trailer absolument tout pour être une bonne surprise. Le genre de celle qui vous colle le sourire aux lèvres pour les semaines à venir. Malheureusement, ce n’est pas totalement le cas. Je ne vais pas dire que le film est mauvais, loin de là. Il est juste terriblement générique et c’est ce qui en vérité pourra décevoir le plus face aux promesses qu’il avait mises en avant. Afflicted est l’œuvre de 2 amis passant le cap de la réalisation Clif Prowse et Derek Lee et les deux ne manquent ni d’idées, ni d’envie de faire des choses en adéquation avec une certaine vision du cinéma old school. L’idée majeure étant bel et bien ici de gommer ce sentiment d’effets spéciaux numérique au profit de quelque chose de plus réaliste servant l’histoire. Cela fonctionne en grande partie dans certaines séquences ( trop peu nombreuses…) pour aussi vite s’écrouler dans les autres. Clif Prowse et Derek Lee connaissent leurs classiques et à plus d’une reprise le film flirte entre le fan service et le cliché. La ligne est très fine et c’est d’une simplicité biblique de se prendre les pieds dedans. C’est ce qui se passe avec Afflicted qui malheureusement possède la forme, mais pas forcément le fond.

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Là où des films d’horreurs ( à sketchs…) comme VH2 par exemple, dynamitent les mêmes codes que ceux pris en compte ici, Afflicted peine à innover. Clif Prowse et Derek Lee se contentent assez souvent d’être d’excellents techniciens et acteurs corrects pour donner vie à cette histoire. Mais la fougue qu’ils mettent dans ces deux postes a un mal de chien a ressortir sur l’endroit vital de l’édifice…le script. Afflicted de ce côté-là est terriblement faible. C’est ce qui est d’autant plus rageant. Avec plus de fermeté sur ce domaine précis et en duo avec la mise en scène de Clif Prowse et Derek Lee, Afflicted avait tout pour être une excellente surprise…c’est à défaut de mieux une superbe démo technique. Car, en effet les deux réalisateurs Clif Prowse et Derek Lee font des merveilles avec fois rien. Sans forcément innover, ils se payent le luxe à plusieurs reprises de livrer des séquences nerveuses et poussant à se demander comment cela fonctionne. C’est peu, mais prometteur d’un avenir meilleur diront certains…peut-être. Mais ici la question nous tombant dessus a un lien particulier avec le présent. Et plus précisément l’histoire du film. Le premier hic est que le film souffre de problèmes de rythme et de tensions. Long à démarrer, ayant du mal à finir et trop rapide sur le développement, Afflicted et ce même s’il ne possède pas forcément une narration digne de Shakespeare se plante quand il s’agit de créer du suspens. La nature de la maladie accablant le héros n’est guère un mystère et son traitement narratif tout en remontant jusqu’à la cause laisse beaucoup de zones d’ombres. Le genre de celle appelant à une potentielle suite…

Afflicted donne l’impression d’avoir été créer en nourrissant l’espoir d’être le début d’une saga horrifique. Intention louable, mais qui n’aurait jamais du perdre de vue qu’un film, même s’il est le premier volet d’une trilogie se doit de fonctionner clairement et presque de façon autonome. Un début, une fin concrète et une possible porte ouverte. La frustration mise en place par les faiblesses narratives du scénario empêche cela et le spectateur se retrouve du coup le cul entre deux chaises. Clif Prowse et Derek Lee au travers d’Afflicted, font du très bon boulot, mais sans jamais pourtant qu’à un seul moment un véritable éclair de génie ne s’abatte sur le film. Il y avait tout en place pour que cela se produise et l’on en vient du coup à s’énerver contre la qualité du paratonnerre narratif qui empêche le film de sortir du lot. Un simple direct to vidéo au final.

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