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[Critique] A la poursuite de demain ( Tomorrowland) -Critique du film

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Casey, une adolescente brillante et optimiste, douée d’une grande curiosité scientifique et Frank, un homme qui fut autrefois un jeune inventeur de génie avant de perdre ses illusions, s’embarquent pour une périlleuse mission. Leur but : découvrir les secrets d’un lieu mystérieux du nom de Tomorrowland, un endroit situé quelque part dans le temps et l’espace, qui ne semble exister que dans leur mémoire commune… Ce qu’ils y feront changera à jamais la face du monde… et leur propre destin !

A la poursuite de demain ( Tomorrowland) est clairement l’un des plus gros plaisirs que j’ai pris en salle ces derniers mois. Brad Bird est une sorte de magicien qui d’un film à l’autre ne cesse de se réinventer, mais ne perd jamais de vue au milieu de cet exercice impossible de continuer a faire rêver. Vendre du rêve voilà ce que fait A la poursuite de demain ( Tomorrowland) du début à la fin. Vous vous souvenez le plaisir enfantin que l’on pouvait prendre en regardant les Spielberg de la grande époque ? Et bien c’est pareil ici. L’atout majeur du film est la façon aussi subtile que perverse dont il se joue presque de l’image Disney. Pas que Brad Bird cherche à la maltraiter dans A la poursuite de demain ( Tomorrowland), bien au contraire s’amuse a retourner l’histoire du parc pour lui donner une autre consistance. Ce n’est qu’un point de départ à l’aventure certes, mais le genre de ceux qui pour la suite ouvre tellement de portes en pagailles que notre esprit en reste en ébullitions. Et au milieu de cette fournaise à rêves, il y a l’histoire même du film.

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A la poursuite de demain ( Tomorrowland) est un être étrange à cheval entre 25 références à la seconde. On se dit que rien ne va marcher, que Brad Bird va commettre sa première sortie de route comme réalisateur…et au final ce n’est pas le cas. A la poursuite de demain ( Tomorrowland) fonctionne sans le moindre travers. Il y a dans son cœur du Steamboy pour l’intro, de l’émotion digne du géant de fer, un sens de l’aventure et du grand spectacle que l’on peut rattacher sans mal aux indestructibles. Mais, il y a surtout du cœur et c’est ce qui fait la solidité du film. George Clooney en vieux briscard est excellent et drôle comme on s’y attend. C’est une rolls après tout. Hugh Laurie est le salaud que l’on adore détester et Britt Robertson est toujours aussi touchante. Mais la vraie surprise de A la poursuite de demain ( Tomorrowland) est Athena ( Raffey Cassidy) le lien entre le passé de Tomorrowland et son espoir de futur via les nouveaux et anciens héros qu’elle ramène avec elle. La définir serait difficile sans trop en dire, mais si l’on devait juste donner une âme a A la poursuite de demain ( Tomorrowland), elle aurait son visage. Via ce personnage, Brad Bird crée une héroïne vraiment particulière, héroïque au-delà de toute attente, badass comme on ne le penserait pas et pourtant capable de vous faire verser une larme le moment venu. Via ce personnage Brad Bird se permet toutes les excentricités que le statut d’Athena lui permet d’achever sans craindre la foudre de la censure.

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Et cela nous emmène alors vers l’autre véritable force de A la poursuite de demain ( Tomorrowland) son envie simple et quasi parfaite de vendre du rêve. Du début à la fin, le film de Brad Bird est une grande aventure dans les règles de l’art jetant les bases d’un univers plus large tout comme celle d’une mythologie où l’on prendrait plaisir à revenir. Et ce, sous quelques formes que cela soit. A la poursuite de demain ( Tomorrowland) est un de ces récits qui s’amuse à sauter d’un genre à l’autre en retombant bien souvent sur ses pattes. Utilisant le décorum d’un blockbuster pour faire passer un message écolo simple, mais efficace, le film de Brad Bird pourra être taxé de naïf par certains, c’est un risque. Voir même une possibilité que j’avoue avoir un peu de mal à comprendre. A la poursuite de demain ( Tomorrowland) est une invitation au rêve enveloppé dans un paquet-cadeau 4 étoiles, du script classique par endroits et magique le reste du temps. Du cast parfait et surtout la révélation du film ( Raffey Cassidy), il faut reconnaître qu’après certain blockbuster a succès sans âmes, Disney offre aux spectateurs quelque chose de diamétralement différent. Mais avec Brad Bird aux commandes difficile de ne pas se dire que dès le début le navire et les spectateurs étaient entre de bonnes mains. C’est le cas, Je range le film à égalité avec le géant de fer. Un vrai plaisir de cinéma.

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