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Conjuring 2 de James Wan, vrai film d’horreur ou mascarade?

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Conjuring 2 : Le Cas Enfield de James Wan rentre dans la catégorie de ces films que l’on te survend comme ultra terrifiant, mais qui en bout de course, le sont beaucoup moins que l’on ne pouvait le penser. Est-ce que je suis en train de dire que le film est mauvais ? Non, mais son plus gros point faible est que là où le 1er volet mettait en place une atmosphère assez dense et une utilisation des codes de la peur assez intelligente, ce Conjuring 2 : Le Cas Enfield perd complètement tout cela au profit d’un manque de subtilité un peu ravageur. Pire encore les grosses ficelles en termes de réalisations commencent tout simplement à se voir. Les mécaniques étant bien souvent les mêmes d’un film à l’autre et c’est donc à partir de ce point précis que l’on va soit décider de rester jusqu’à la fin de l’histoire ou bien tout simplement décrocher en route et regarder la suite avec une certaine lassitude.

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Le domaine du film d’horreur à Hollywood est une industrie cyclique. James Wan y règne désormais en maître avec les films qu’ils réalisent ou produit. Des petites productions avec un budget calibré pour permettre de faire un retour sur investissement conséquent. Le genre de ceux qui font retrouver le sourire aux producteurs. La saga Conjuring et tout ce qui gravite autour d’elle rentre dans cette catégorie et c’est un peu là que se trouve un des soucis. Annabelle, la poupée à eu droit à son film, la Nonne maléfique de Conjuring 2 : Le Cas Enfield va bientôt avoir le droi au sien. On se demande parfois si James Wan n’adapte pas la théorie Marvel à ses sagas d’horreurs. Chaque film n’étant là que pour ouvrir la porte sur le prochain. D’un point de vue économique, c’est malin et l’on ne peut pas lui jeter la pierre, mais d’un point de vue filmique à la longue cela devient moins agréable. La saga Conjuring n’a jamais fondamentalement été une série d’horreurs. Plus un drame humain sur un couple pris au milieu d’un univers où le fantastique est roi. Mais ce couple, les Warren a toujours été la ligne rouge de l’histoire. Le hic dans ce second volet est qu’ils finissent par se faire happer par le côté grand guignol de l’ensemble des événements arrivant autour d’eux. La dynamique du duo finit par être moins crédible en soit. On s’attend à ce que Conjuring 2 : Le Cas Enfield reprennent du poil de la bête dans la mise en place de l’arc narratif les concernant, mais plus le film prend de la vitesse plus le constat devient claire que non. On finit alors par regarder la chose avec un certain recul. Il faut être honnête, on ne s’ennuie pas, James Wan est un bon et même quand il joue l’artisan en pilote automatique, il reste au-dessus de la moyenne du genre. N’empêche que l’on ne peut s’empêcher de trouver la chose par instant facile ou prévisible.

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C’est ce qui rend Conjuring 2 : Le Cas Enfield en partie décevant. Là où le premier film était une véritable ode au cinéma d’horreur d’antan et s’adressait d’une certaine manière à un public plus agé, le second volet de la saga se fond dans le moule de la production actuelle. Cela reste supérieur à la moyenne et de loin, mais c’est aussi et à plus d’un titre assez mécanique. On ne peut le nier et cela ne fait que laisser présager que tout comme ce fut le cas pour Blumhouse, James Wan commence à se reposer sur ses lauriers. Une attitude qui n’a pas encore pour l’instant d’incidence sur son business, mais qui à la longue pourrait le faire assez rapidement chuter de son piédestal, s’il ne prend pas garde. Faut-il donc voir ou non Conjuring 2 : Le Cas Enfield, j’ai envie de dire malgré tout oui, mais n’écoutez pas la hype un peu mensongère, la peur n’est pas aussi monstrueuse qu’on ne cherche à vous le faire croire dans ce film. Un divertissement sympathique, mais un poil facile dans sa réalisation. Dommage…

 

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