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Collide, la photocopie pénible de True Romance…

Casey est amoureux de Juliette. Lorsqu’elle tombe gravement malade, il décide de renouer avec son passé de criminel pour payer le traitement médical qui pourrait la sauver. Le jeune homme se retrouve alors impliqué dans un vaste réseau de trafic de drogue. Pourchassé, il s’embarque dans une course poursuite infernale.

Collide, le nom est impactant, mais malheureusement on ne peut pas vraiment dire que le reste du film est au même niveau. Est-ce que l’on est en face du film le plus insupportable de la Terre. Non, mais le mélange des genres est tellement anachronique, j’irai même jusqu’à dire salement bordélique que l’on ne sait juste plus où donner de la tête. Qu’est-ce qui caractérise le mieux Collide ? Peut-être le fait de dire que ce film est un ignoble mélange entre du True Romance et du Michael Bay, le tout ultramal digéré et servi sur un nuage de cabotinage en la personne de Ben Kingsley et Anthony Hopkins. Dire que les deux en font des tonnes et sont à plus d’une reprise assez gênant est un euphémisme. Mais dans le fond ce n’est rien face à l’espèce de gentille détresse qui finit par habiter Nicholas Hoult et Felicity Jones. Le premier passant son temps à courir et s’en prendre plein la gueule et la seconde à jouer des scènes aussi fines et sans fond qu’un mauvais polar un dimanche de pluie. À force de vouloir manger à tous les râteliers, Collide finit par avoir un souci au final assez basique, celui de ne pas avoir de véritable identité. Quelques-unes des poursuites en voitures se laissent regarder, mais cela n’est pas assez pour faire passer d’un seul coup le film dans les stratosphères du 7e art. Collide du début à la fin de son récit prend l’eau de toute part. C’est un fait et ni les acteurs ni le réalisateur ne font quoi que ce soit pour sauver le navire de sa lente et imperturbable chute.

Mais si l’on devait ne retenir qu’une chose de Collide, ce serait le degré de Yolo absolu de l’interprétation de Ben Kingsley qui en gangster Turc, drogué jusqu’au point de non-retour, addict au sexe et incapable d’avoir les idées limpides d’une scène à l’autre. Il s’amuse à repousser les limites. Ce n’est pas la première fois que Kingsley nous habitue à des rôles pour le moins nanardesque ces derniers temps, mais là, on doit toucher au paroxysme de son envie de ne plus rien en avoir à faire du film, du scénario ou de ceux qui vont le regarder. Est-ce que l’on peut lui en vouloir ? Pas forcément. Anthony Hopkins qui de son côté se transforme lentement et sûrement en une version plus classy et cynique de Bruce Willis cachetonne dans chaque plan où il apparaît. Rassurez-vous, il est présent à peine 15 minutes dans le film. Et une fois que l’on a mis en place bout à bout chacun des points qu’offre Collide, il ne reste malheureusement pas grand-chose. Sorte de copie mollassonne d’un True Romance, le film ne réussit jamais à sortir de l’ombre envahissante de son modèle. Je ne sais même pas si a un seul moment de son écriture ou de son tournage Collide a eu l’intention d’être autre chose qu’un Ovni au final assez pénible. Le genre de films qui sort en VOD et ne mérite pas forcément grand-chose de plus.

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