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Close Range- Scott Adkins- Critique du film

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Close Range avec Scott Adkins est une énigme. La vraie, celle qui vous fait vous arracher les cheveux en vous posant la question unique et redondante qui est « Pourquoi ? ». Oui, quelle idée à bien pu prendre Scott Adkins de produire ce film et d’y jouer. Close Range est en quelque sorte une parodie. Une mauvaise bien entendu vu qu’elle a le malheur de se prendre au sérieux du début à la fin. Et très vite le cerveau du spectateur prend feu. À peu près dès la fin des 10 premières minutes pour être honnête. Oui la carrière de Scott Adkins n’est pas un long fleuve de films incroyables, mais pour descendre aussi bas que ce Close Range, on se dit que la période des impôts a dû frapper très fort à sa porte. Parlons un instant du scénario. Humm Scott Adkins sauve la fille de sa sœur enlever par un cartel colombien qui se planque dans un hotel de police. En faisant cela, il tue le fils du parrain du cartel qui con comme un balai a chiotte portait dans son trousseau de clés, justement la clé USB contenant toute la comptabilité de son père, ainsi que les planques de drogues et j’en passe. Scott trop occupé à lui casser la nuque ne se rend pas compte de la présence de la clé en repartant. Et là c’est le drame. Le père en deuil part à sa poursuite et tout se termine pendant plus d’une heure avec Scott Adkins qui botte des culs et brise des nuques avec tout ce qu’il trouve. Moral de l’histoire en regardant ce film on se retrouve pris au piège d’une époque que l’on pensait morte, celle des Steven Seagal. Rien n’est à sauver, tout est à vomir.

La réalisation de Close Range fait passer Hollywood Night pour du Bergman. En fait pour être totalement sincère, Close Range ressemble à un film fait à partir des chutes découvertes en salles de montage, cela part dans tous les sens, le tempo est ridicule, les raccords cavalent au vent dans l’espoir de fuir loin de vous, mais bien entendu ils ne vont jamais assez vite. En résulte une addition de petits cris incessants dans votre tête vous hurlant d’arrêter de vous infliger cela. Mais, sadomasochiste pratiquant que vous êtes, vous attendez avec un vague espoir le moment où Scott Adkins va réaliser le truc qui va vous redonner espoir. Malheureusement, cela ne vient jamais. Piochant dans les entrailles de la filmographie de John Woo sans être pour autant capable de la digérer, Close Range est au mieux triste, au pire pénible. Et croyez-moi c’est plus souvent le second choix qui gagne que le premier. J’adore Scott Adkins et je croise les doigts pour qu’il trouve un jour un rôle lui permettant de montrer autre chose que ses muscles. Mais si l’on se borne uniquement au cas de Close Range, il n’y a rien à sauver. Relique étrange d’un autre temps. Pas assez bon pour passer pour une parodie volontaire, jamais entraînant dans sa mise en scène, soporifique dans son ersatz de scénario, il n’y a rien que l’on peut retenir de ce film. Passer votre chemin et allez voir ailleurs. Oublions que Close Range existe. Scott Adkins vaut terriblement mieux que cela. Next.

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