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Cinéphilie et course aux chiffres, le mariage imparfait.

Ta cinéphilie se définit-elle par le nombre de films que tu as vu en un an? La question se repose chaque année et tout le monde se fout un peu de la réponse…

365 jours de cinéphilie qui se dressent à l’horizon. Parfois quand je regarde les classements ou dires sur le net, j’ai ce feeling que l’on ne fait plus qu’une chose, la course aux chiffres. Qui aura vu le plus de films à la fin de l’année. Qui aura vu le plus de mauvais films français ( ok quasi toute la production de comédies donc)…on veut de la cartouche pour faire en sorte de créer son Top ou Flop 10 idéal en fin d’année. Cinéphilie à la carte, enfin presque. La grande moyenne des gens normaux en voient à peine 10 films au cinéma à l’année et ne cherchent pas non plus à bouffer de la pellicule à longueur d’années. Un gap existe donc de plus en plus flagrant entre la cinéphilie du blogueur et celle de monsieur et madame michu. Pas que cette dernière soit moins qualitatifs hein. On n’a juste plus les mêmes passions. Le cinéma change, évolue un peu, son mode de diffusion aussi.

Ce qui est aussi bien une bonne chose qu’une mauvaise chose. Les films sont devenus désormais du consommable comme un simple macdo, la carte UGC permettant de se faire péter la sous ventrière sans mal. Idem pour Netflix et d’autres. On se constitue donc une cinéphilie de dilettante. On bouffe des kilomètres de films bons ou mauvais sans plus vraiment se poser de questions. On bouffe. En fait parfois, j’ai la vague impression que comme dans Wall-E , le cinéphile actuel est devenu ce personnage vissé à son siège avec un pop corn et un coca dans la main. On est bien, on est au chaud immobile et avec de quoi se remplir les neurones et le ventre. On fait un press play et l’on ne réfléchit plus, on consomme, on bouffe , on s’abrutit d’images. Le formatage qui découle de tout cela calibre notre cerveau a vouloir manger encore et toujours la même chose. On est devenu addict à un type de films. C’est une habitude, la cinéphilie d’hier s’efface pour faire place a un formatage sous forme d’ouverture à la culture. On a tout a portée de mains, officieusement ou légalement et dans le fond on ne choisit souvent que de prendre la voie express.  Je sais que ce papier a des relents d’écrits d’un vieux con disant la mythique phrase du « c’était mieux avant » mais je ne sais plus, dans le fond peut-être que c’était vrai ? Va savoir…

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