Les news

La cinéphilie des uns, le cancer culturel des autres…

kevin hart

La Cinéphilie de nos jours, cela sonne comme une MST que l’on essaye de refiler à tout le monde et c’est bien le problème…

Le cinéphile est-il devenu terriblement blasé ? Formaté ? Ou tout simplement de moins en moins exigeant dans sa demande et son traitement de l’offre ? Sur l’année qui s’écoule et en regardant le petit milieu dans lequel j’évolue (blogueur ciné, presse…) il devient de plus en plus évident chaque jour de voir le fossé qui se creuse entre cette frange de la critique et le vrai public. Ce que l’un va trouver génial, l’autre va le vomir. Les succès deviennent de plus en plus difficiles à définir. Et quand quelque chose fonctionne, on passe généralement les semaines qui suivent la sortie à lire tout et son contraire autour dudit film. La cinéphilie de nos jours du coup c’est quoi ? Un trophée que l’on brandit à la gueule de l’autre. Un truc que l’on étale pour combler les pores de son égo ? Je ne sais plus. Parfois, je me demande si certains prennent encore juste un plaisir simple à regarder un film. A se perdre dans l’histoire que le réalisateur nous propose et à accepter que c’est sa vision qu’il met en avant. Qu’il n’est pas là pour nous brosser dans le sens du poil et tenter de nous faire un handjob culturel. On accuse Stranger Things d’être une madeleine de Proust de la nostalgie et à chaque saison qui passe, les gens lui chient dessus pour les mêmes raisons. Un plaisir de râler qui pourtant n’empêche pas le plus grand nombre de raler et ne change rien à la qualité du produit. Mais bizarrement tous les appels de phares qu’un produit comme cette série peut faire à la cinéphilie générale se heurtent à un mur. La cinéphilie devrait être tout bêtement un passage permettant de découvrir et faire découvrir au plus grand nombre des choses. Et ce que ce soit d’une manière ou d’une autre. Mais de nos jours, cela se renferme, cela ronchonne, cela se barricade dans sa chapelle et attend son visiteur avec un fusil à lunettes.

kevin hart cinephilie

En fait plus le temps passe et plus la notion même de cinéphilie m’ennuie. De plaisir commun, les réseaux sociaux transforment ou poussent la chose à redevenir solitaire. Un onanisme culturel que l’on garde pour soit. Les petits plaisirs de la vie comme on dit. C’est triste et pas follement constructif sur le long terme, mais parfois l’envie de parler finit par devenir aussi fine qu’un string sur une plage a Rio. Et l’on regarde la bataille au loin, on écoute le bruit cyclique qui nous entoure, les puits d’arguments souvent creux qui vont d’un point à l’autre du net et reviennent encore plus vite qu’une baffe de Bud Spencer. En gros, on se détache. La cinéphilie des uns devenant la plaie des autres, on se dit à quoi bon. Peut-être que je deviens un poil cynique et désabusé sur le sujet. Va savoir…

No Comments

Leave a Reply