Les news

[Photographie] C’est quoi ton matos photo?

Chaque personne aborde la photo avec un attirail de prédilection. Je suis comme tout le monde, je rêve d’un Leica, d’un des derniers modèles de Sony ou d’un modèle pro de chez Fuji, mais je n’ai pas les moyens. Du coup, je fais avec autre chose, je m’adapte. Non pas que mon matériel soit du bas de gamme, loin de là, mais l’on n’est loin de la gamme de prix d’un Leica. En fait pour le prix de la moitié d’un objectif chez eux, je pense avoir dans ma sacoche l’intégralité de mon matériel. Comme je le disais, chacun a son style et matos en fonction. Perso, j’aime la photo de rue et le portrait. Je poste aussi bien sur mon portfolio que sur Insta ou de façon plus brèves des work in progress dans mes stories Insta. Alors vous allez me demandez qu’est-ce que j’utilise pour satisfaire mes envies ? Règle numéro 1 dans Paris avoir quelque chose de discret. Pour la simple et bonne raison que le parisien est la personne la plus haineuse qui soit envers les photographes de nature.

Du coup j’utilise un trio d’outils, le Fujifilm XT10, un fujifilm xf 27mm f2.8 et un samyang 85mm f/1.4. Ok dans le cas du dernier, la discrétion n’est pas son fort. Pire encore, c’est un objo manuel (oui je suis un grand sadique). En fait je voulais m’acheter le fujifilm xf 56mm f/1.2, mais son prix a eu raison de mes envies. Comme point de comparaison, j’ai eu le samyang à 180e alors que le 56 mm en vaut près de 1000 euros. Le choix fut vite fait en attendant de trouver les fonds. Est-ce que je regrette l’achat (surtout à cause du fait qu’il soit en manuel) ? Sincèrement non. Le 27mm est idéal pour tout ce qui concerne le street-art et les photos d’archis dans Paris, c’est une focale solide et tout terrain (que l’on peut trouver 50 % moins cher qu’en magasin sur le bon coin…) et qui ne vous laissera pas tomber. L’avantage est que combiné avec le XT10 qui est déjà petit cet ensemble devient d’une discrétion absolue. L’idéal dans Paris. Mais quand on aime le portrait comme moi, celui aussi bien posé que volé, l’objectif de Samyang avec son ouverture a 1.4 renvoie dans les cordes mon bon vieux 27 mm. Est-ce que cela équivaut a une solution d’appoint convenable pour oublier le 56 mm de Fuji ? Oui et non. Il faudra beaucoup de patience pour s’adapter a la rugosité de l’absence d’AF. Cela fait revenir des années en arrière, loin de notre génération du tout automatique. Certains pour ce point précis fuiront ce genre d’objectifs. J’étais dans le même état d’esprit au début et avec le temps et un peu de pratique, je dois reconnaître que je commence à de plus en plus marcher en symbiose avec ce système un poil archaique.

Bon par contre, le samyang 85mm f/1.4. pour la photo de rue n’a pas que des avantages. Là où le 27mm permet de jouer le sniper, il faudra oublier l’idée de mettre à profit l’excellent mode rafale du XT10. Sinon, autant être honnête vous allez pleurer en voyant le nombre de photos ratées. Mais si l’on pousse sa patience et les réglages à fond, le samyang 85mm f/1.4. se révèle assez surprenant dans la rue pour ce domaine qui à la base n’est pas du tout le sien. Oui, j’aime me compliquer la vie comme dit plus haut, mais je fais avec ce que j’ai et je m’en sors plutôt bien pour l’instant. Et vient ensuite l’outil indispensable de nos jours, le téléphone pour l’éditing. À part quelques retouches via des presets pour donner une tonalité particulière via Lightroom, je fais 98 % de mes retouches et créas directement via mon téléphone. De nos jours c’est un gain de temps et l’écosystème numérique regorge d’applis capable d’égaler dans les grandes lignes ce que l’on a sur PC ou Mac. Je vous passe sous silence les bases à savoir Snapseed ou Vsco. Tout le monde les connaît et utilise mais j’adore a Color story, Hypocam pour la gestion du noir et blanc ou airbrush pour les retouches visages… ce ne sont que quelques choix parmis tant d’autres que je mets en application sur mon Asus Zenfone 3 Max. Je n’utilise désormais quasiment plus (sauf pour les stories et encore) de téléphone pour la photo, mais j’ai besoin d’avoir quelque chose de solide et capable de ne pas me chier dans les bottes pendant l’éditing. Après avoir longtemps utilisé un Huwai P8 pour l’édit, j’avoue que ce Asus Zenfone 3 me laisse sous le charme. Qualité d’image, capacité du processeur et surtout solidité. S’il y a bien une chose que j’aime chez mon Huwai et ce Asus Zenfone 3 c’est la solidité de la bête. Dixit le mec qui passe son temps à les faire tomber. Là où un Lumia 1020 est mort deux fois avec moi, un Iphone une fois, les deux continuent de s’en sortir sans casse. Discret, solide et avec suffisamment de puissance sous le capot pour satisfaire un nomade comme moi.

Chandleyr sur Instagram / Portfolio

No Comments

Leave a Reply