Browsing Category

Les news

Les news

Ça de Stephen king, le carton ciné de 2017

Ça de Stephen king après seulement 2 semaines en salles chez l’oncle Sam et un peu moins chez nous cartonne. Ce n’était pas un pari évident dès le départ. La production du film était pour le moins prise entre deux feux après le départ du 1er réalisateur. Le budget réduit, le scénario retravaillé… On se disait que cela partait mal et au final comme beaucoup on a eu tort. Ça de Stephen king version 2017 est un carton de taille monstrueuse. Et là encore en disant ces mots, je le joue en mode petit joueur. Classé comme étant R-Rated, le film de Muschieti partait avec un handicap pour cartonner en salles. Et jusqu’ici seul l’Exorciste de William Friedkin avait réussi à dépasser ce léger souci pour asseoir sa domination en salles. Mais tout cela c’était en 1973, en gros une éternité et depuis aucun film d’horreur avec le même classement n’avait réussi à faire vraiment mieux lors de son démarrage. Du moins jusqu’à aujourd’hui, Ça de Stephen king par Muschieti cumule pour l’instant $236.3 millions. En comparaison, l’Exorciste de William Friedkin avait fini sa course a $232.9 millions pour les USA et $441.3 millions pour l’exploitation monde. Ça de Stephen king version 2017 en est pour le moment a $404.3 millions. Et vu que son exploitation est loin d’être finie, il est évident que ce record devrait lui aussi voler en éclats d’ici peu de temps.


Ça de Stephen king dans sa version 2017 est un cas d’école assez impressionnant. Personne n’aurait pu prévoir un tel succès, surtout après un démarrage aussi chaotique en production. Et le simple fait de voir l’adhésion folle du public laisse présager d’un nouveau record lorsque le chapitre 2 de la suite de Ça de stephen king sortira en salles. Vivement la suite. En croisant les doigts pour que la qualité du film soit toujours aussi haute. Cela devrait le faire.

Les news

Wonder Wheel, le nouveau Woody Allen se dévoile

Wonder Wheel, le prochain film de Woody Allen commence à se dévoiler aux yeux du grand public. La première affiche assez classe il faut bien admettre laisse apercevoir l’étendue du casting de ce nouveau film de Woody Allen. On retrouvera Kate Winslet, James Belushi, Justin Timberlake et Juno Temple. Timberlake jouant le semeur de troubles dans l’esprit de Kate Winslet qui bien que marié avec James Belushi se sent d’humeur vagabonde. Mais le tableau ne serait pas parfait sans le personnage de Juno Temple, la fille de James Belushi dans le film qui bien qu’essayant d’échapper à des gangsters tombe sous le charme de Justin Timberlake. Un parfum de film noir pour ce film se déroulant dans les années 50. Est-ce que Woody Allen avec Wonder Wheel va réussir à surprendre à nouveau ou continuera-t-il dans sa routine presque trop habituelle ? Bonne question. Mais en attendant une première bande-annonce pour voir de quoi il en ressort, les premières photos de productions de ce Wonder Wheel montrent que ce nouveau Woody Allen sera somptueux. On va croiser les doigts en attendant de le découvrir en salles pour que tout cela ne finisse pas en étant un gigantesque pétard mouillé. Wait and see…

Les news Trailers

ANNA AND THE APOCALYPSE, le musical gore ultime?

ANNA AND THE APOCALYPSE rentre dans la case de l’OVNI du jour, c’est quand on pensait que dans le domaine des films de zombies, on avait tout vu et que l’industrie commençait à tourner en rond qu’arrive ce truc. Un high school musical avec des zombies. Une putain de comédie musicale avec des zombies et beaucoup de gore. Le potentiel pour que ce ANNA AND THE APOCALYPSE explose en vol est aussi énorme que possible mais dieu que la chose semble sympathique malgré tout. Maintenant reste effectivement à savoir si le récit, les personnages et aussi la réalisation seront assez bonnes pour tenir tout le long du film et ne pas perdre le spectateur en route. Mélanger les genres est une chose, mais cela demande du coup un minimum de talents. La vision de ce trailer laisse voir que ce ANNA AND THE APOCALYPSE ne manque ni de folie ou de second degré, tout comme de gore. Est-ce que cela sera assez pour le faire se ranger à côté des classiques du genre ? Bonne question pour l’instant sans réponses. Mais en attendant d’avoir ou non la chance de découvrir ce film chez nous ou au pire dans un festival, voici la bande-annonce de cette Ovni qu’est ANNA AND THE APOCALYPSE. Je suis certain que dans le fond, cela risque de parler à plusieurs d’entre vous, oui, les pervers sadiques adorateurs de films de zombies complètement Yolo. Je sais que tu te reconnais quand je parle de toi là bas… Enjoy !

Critiques de films Films français Les news

Money de Gela Babluani, argent sale et nihilisme complet…

Money de Gela Babluani est l’une de ces agréables petites surprises que l’on ne voit pas forcément arriver. Nihilise, noir à en crever et passionnant d’un bout à l’autre. Le pitch de cette petite production d’emblée donne le ton : Fatigués de leurs fins de mois difficiles, trois jeunes sans avenir voient l’opportunité de gagner beaucoup d’argent en volant une mallette à un notable du Havre. Sans le savoir, ils viennent de braquer un secrétaire d’État corrompu et de voler l’argent d’une entreprise criminelle. Débute alors, une spirale qui les dépasse complètement. Une fois que l’on a fini de lire la chose et que l’on comprend où l’on met les pieds il est trop tard. On tombe dans le piège de Gela Babluani qui s’évertue à nous faire croire dès le début, tout comme ses héros que l’on maîtrise en partie la situation. Ce n’est pas le cas et le voyage dans l’obscurité que représente Money de Gela Babluani va se faire en laissant des traces. La première chose qu’il faut prendre en compte avec ce film est que nous sommes sur un cas de figure assez éloigné des codes classiques du thriller français récent. Money de Gela Babluani n’en a que faire des codes brossant le public dans le sens du poil.

Du début à la fin de l’histoire, le nihilisme absolument déprimant de l’ensemble pourra en laisser plus d’un sur le carreau. Prenant la misère sociale de la région où se déroule le film comme terrain d’expérimentation, Gela Babluani ne fait rien pour diluer la noirceur du récit. S’engageant dans une voie digne d’un Tarantino maniant avec dextérité une immense galerie de personnages, Money étonne par sa construction. Mais surtout au milieu de la meute d’acteurs, l’un d’eux ressort en particulier dans un second rôle étonnant de par le look qui est le sien. Oui, je parle bien ici de Benoit Magimel qui dans le rôle d’un homme de main possédant un look d’expert-comptable tournant dans des pornos le week end fait froid dans le dos. De là à dire que c’est une de ses performances les plus marquantes depuis quelques films, il n’y a qu’un pas. Gela Babluani trouve à chaque fois l’angle exact pour l’utiliser à bon escient. Loin de ses excès comme dans la série Marseille et affichant une retenue assez marquante Benoit Magimel se hisse dans la tête du peloton des acteurs du film. Mais et même si le casting des premiers aux seconds rôles est exemplaire, ce n’est rien face au travail de Gela Babluani sur ce film.

Money a cette saveur d’antan dans la façon d’aborder la noirceur humaine. Loin de singer les codes hollywoodiens, Gela Babluani ici prend le temps de s’immerger dans le folklore de la France profonde. Avec ici tout ce que cela comprend de misère, d’étude sociologique cimentant les actions des personnages. Nous ne sommes pas dans Strip-tease ou dans un docu, mais juste dans un film prenant le temps de créer et rendre authentique le milieu toxique dans lequel évolue les personnages. En faisant cela dans les règles de l’art quand vient le moment d’y ajouter une surcouche de thriller, le spectateur se retrouve en immersion totale dans le malaise. Et dans ce domaine autant être honnête Money de Gela Babluani n’en manque pas. Intense et réalisé de main de maître pour un budget qui ne semble pas indécent, cette descente en enfer surpasse de loin ce que les autres productions du genre nous donnent en pâture ces derniers temps. Du moins du côté français j’entends. Le film de genre à la française avait connu un âge d’or dans les années 70/80 avant de partir dans l’oubli ou le formatage marketing des années 2000, Money de Gela Babluani lui redonne ses lettres de noblesse en prenant en compte tout ce qui fait sa force. Le point de vue social étant le moteur que beaucoup oublient. Le trio de loosers que nous présente Money de Gela Babluani n’ont rien d’antipathiques, juste des paumés qui se retrouvent pris au piège d’ambitions trop fortes. On dit que l’argent n’a pas d’odeurs, mais dans le cas de ce film, il en a bien une, celle de la poudre et le goût du sang. Une très bonne surprise qui malheureusement risque de passer totalement à l’as au milieu des grosses sorties américaines du moment. A voir.

Critiques de films Films américains Les news

The Vault, James Franco et la banque de l’enfer…

The Vault avec James Franco était dès le départ une curiosité pour moi. Voir Franco dans un film d’horreur me laissait perplexe. L’homme est connu pour adorer tenter tous les sujets possibles et imaginables, donc s’il arrivait dans ce film, c’est que quelque chose avait du lui plaire dans le scénario. Et vu que c’est un acteur bien plus complexe qu’il ne le laisse penser, je me suis dit « pourquoi pas ». La vérité est que sur ce coup, j’ai plus ou moins eu raison. Non, The Vault n’est pas parfait, il est même en partie expérimental à plus d’un titre et caduque sur d’autres, mais difficile de nier que pendant les 90 minutes que dure le film, l’aspect principal et moteur du récit que l’on attend de voir prendre son envol fonctionne. La tension est en effet palpable et les deux réalisateurs Dan Bush et Luke Daniels s’amusent de façon assez malsaine à faire plonger le spectateur et les protagonistes de l’histoire dans un véritable cauchemar où ils ne maîtrisent plus rien. Le pitch du film donne le ton de ce qui nous attend quand on s’engage dans ce film : Deux soeurs sont obligées de cambrioler une banque afin de sauver leur frère. Le hold-up se déroule sans problème jusqu’à ce que le directeur de l’agence leur indique la chambre forte qui se situe au sous-sol et où vit le mal à l’état pur…

Éliminons d’emblée ce qui pourra être perçu comme un défaut sur ce film. Oui, The Vault prend le parti de ne pas forcément chercher à tout expliquer. Dans le domaine de l’horreur, c’est autant une bonne chose qu’une possible malédiction. De nos jours, le spectateur aime qu’on lui mâche le travail et que l’on serve la chose sur un plateau d’argent. The Vault de Dan Bush et Luke Daniels ne va pas dans ce sens et d’une certaine manière tant mieux. La construction sur laquelle se repose les deux réalisateurs est au final simple, le twist évident si l’on fait attention dès le départ et pourtant force est de constater que cela marche. La base de cette histoire s’arrêtant sur un cambriolage qui tourne mal, les deux réalisateurs placent les spectateurs au même niveau que l’équipe de braqueurs présents dans cette banque. Rien ne se présente plus à eux en fonction du plan qu’ils pensaient infaillibles. L’habilité de The Vault est de savoir au final assez bien mélangé les genres, partant d’un film policier classique et se dégradant vers un film d’horreur, les deux réalisateurs ne perdent jamais vraiment de vue l’histoire qu’ils ont en tête. Le tout menant vers un twist qui en laissera surement plus d’un sur le bord de la route, mais qui d’une certaine manière aide à donner à l’ensemble ce feeling si particulier. Là où des productions pour le moins cousu de fil blanc ne cessent de polluer le domaine de l’horreur en salles, c’est de plus en plus dans celui de la VOD que l’on retrouve des bonnes surprises.

Non, The Vault n’est pas parfait. Certains personnages sont écrits à la hache et manque de développement, mais si l’on regarde l’ensemble d’une traite, il faut bien reconnaître que le film marque des points. L’un de ceux qui fera peut-être le plus débat tient dans l’utilisation du boogeyman du film. En décidant de ne pas forcément lui donner plus de mythologie que cela, Dan Bush et Luke Daniels en frustreront plus d’un. Mais l’effet secondaire de ce choix est que chacune de ses apparitions et tout ce qu’il entraîne dans son sillage ne cessent de faire grandir le malaise. Et au milieu de tout cela trône James Franco. Le tout dans un rôle aussi minimaliste en apparence que centrale en bout de course. Capable de s’adapter aussi bien au drama qu’a l’humour gras, il livre ici une performance tout en retenue. Ce qui ne fait renforcer l’aura son personnage quand la fin du film nous tombe dessus. À mi-chemin entre le film expérimental et le film d’horreur classique Hollywoodien, The Vault de Dan Bush et Luke Daniels se joue de ses imperfections pour malgré tout créer un style propre, une aura de malaise qui lui colle à la peau du début à la fin du film et sincèrement, c’est bien plus que bon nombre d’autres productions. Le genre de celle qui bien que jouant dans la même catégorie et bénéficiant d’une sortie en salles, sont des trucs sans âmes, insipide bien souvent et où la présence d’un réalisateur reste discutable du début à la fin. The Vault à ce charme de l’imparfait qui prend au moins le risque d’essayer quelque chose. C’est pas si mal au final…

Les news

Terminator 6, James Cameron revient pour sauver la saga…

Terminator 6 est le nouveau cheval de bataille de James Cameron, après le désastre des derniers volets, il reprend les choses en mains. Le tout réalisé par Tim Miller ( Deadpool). Bonne ou mauvaise idée?

Après un Terminator 3 sous estimé, un 4 désastreux et un 5e sous forme d’escroquerie validé par James Cameron lui-même, on peut se demander s’il faut encore faire sincèrement confiance à cet homme. Oui, tout ce barratin n’était que pour rendre service à son pote Arnold et aider à relancer sa carrière… Certes, mais vu la qualité du film, il aurait peut-être fallu réfléchir à deux fois avant de se lancer. Ce qui nous mène au final vers la question simple qui englobe ce nouveau volet produit et supervisé par James Cameron et réalisé par Tim Miller (Deadpool), « est-ce qu’il y a encore un mince espoir dans cette saga ? » James Cameron semble y croire et dans le fond on aimerait aussi, mais n’est-il pas venu le temps de passer à autre chose ? Visiblement non vu qu’au-delà de la participation obligatoire d’Arnold Schwarzenegger, c’est aujourd’hui Linda Hamilton qui revient dans le film. Chose importante, ce Terminator 6 sera la suite du 2 faisant donc comme si les épisodes 3/4/5 n’existaient pas. Choix radical, mais dans le cas des deux derniers pourquoi pas… Mais ce sera aussi et surtout a priori le lancement d’une nouvelle trilogie. Pour rappel, Terminator : Genisys devait suivre la même direction donc inutile de vraiment encore trop s’emballer…

Inutile de se dire que le succès cataclysmique de Gal Gadot au box-office dans Wonder Woman est la source des déclarations suivantes de James Cameron sur le retour de Linda Hamilton : « As meaningful as she was to gender and action stars everywhere back then, it’s going to make a huge statement to have that seasoned warrior that she’s become return… There are 50-year-old, 60-year-old guys out there killing bad guys, but there isn’t an example of that for women. » Et d’une certaine manière, il n’a pas tout à fait tort, mais aussi badass que soit le personnage mythique de Sarah Connor, elle ne sera rien si comme pour les derniers volets le scénario ne tient pas la route. Et c’est au travers d’une des idées de casting que l’un des mystères de ce Terminator 6 pointe le bout de son nez. Ce film devant agir comme un passage de flambeau pour continuer la saga, l’un des leads sera une jeune femme de 18/20 ans. James Cameron revient sur le sujet dans ce paragraphe : « We’re starting a search for an 18-something woman to be the new centerpiece of the new story, » Cameron said. « We still fold time. We will have characters from the future and the present. There will be mostly new characters but we’ll have Arnold and Linda’s characters to anchor it. » Chose amusante pour l’instant : John Connor semble absent du tableau…

Mais le fait d’avoir Linda Hamilton de présente face à une jeune héroïne d’une vingtaine d’années laisse planer un léger doute sur la teneur potentielle du rôle. D’ici à ce que James Cameron et ses équipes nous jouent la carte d’une Sarah Connor jeune et d’une vieille Sarah Connor se protégeant elle-même, il n’y a qu’un pas. Le genre de ceux que les paradoxes temporels et partie d’échec ou de massacres sur différentes époques ne vont pas arrêter. Pour l’instant l’idée de cette nouvelle trilogie se range du côté de la non-hype dans mon cas, mais je croise quand même les doigts pour que James Cameron et Tim Miller arrivent à faire un exploit, celui de me faire dire que j’avais tort de ne pas croire dans le projet. Mais j’avoue qu’après l’avalanche de bobards de James Cameron concernant Terminator : Genisys, il devient difficile d’afficher autre chose qu’une indifférence polie face à ce projet. Wait and see…

Les news

Matthew Vaughn parle de sa vision de Man of Steel 2

Man of Steel 2 est un film qui laisse planer beaucoup de doutes autour de la forme qu’il prendra et surtout sur qui decidera de s’embarquer dans l’aventure. Est-ce que cette personne sera Matthew Vaughn ?

Alors qu’il est actuellement en pleine promo du film Kingsman : The Golden Circle, le réalisateur est revenue sur ses discussions avec Warner autour du film. Il rejoint certes la longue liste des réalisateurs circulant autour de l’univers DC, mais sa facilité autour de la maitrise des séquences d’actions et sa côte d’amour dans le public cible de DC est un atout dont la firme pourrait avoir cruellement besoin en ce moment. Lors d’une interview avec le site Collider Matthew Vaughn est donc revenue sur sa vision de ce qu’il voudrait créer en prenant les rênes de Man of Steel 2

« Weirdly if I did do Superman-and I made the mistake of telling someone yesterday I have spoken about it and then wallop (laughs)-I think my main take would be, it’s really boring but make a Superman film. I just don’t feel a proper Superman-I think Donner did it to perfection for that time. Just doing the modern-I wanna do a modern version of the Donner [version]. Go back to the source material… For me Superman is color, feel-good, heroic. He’s a beacon of light in darkness. And that’s what I think Superman should be. »

Comme l’on peut le voir dans l’extrait ci-dessus Matthew Vaughn montre son désir de revenir vers les bases du personnage à savoir le film mythique de Richard Donner. Même avec les années qui passent ce film reste un classique parfait du genre. Et l’image aussi naïve que positive du personnage dénote encore aujourd’hui avec la noirceur quasi obligatoire qu’Hollywood applique aux personnages de comics désormais. L’idée même de revenir vers ce qui fait le personnage à savoir quelqu’un d’héroïque et simple apporterait un vent de fraicheur au genre. Le vrai petit plus dont on aurait besoin. Maintenant reste-à voir si les bonnes intentions de Matthew Vaughn autour de Man of Steel 2 trouveront un écho favorable auprès des pontes de DC. Certes, les films de la branche sont des succès quoi qu’il arrive en coulisses (et dieu sait que la production de chacun de ces films aura été bordélique en diable…), mais est-ce que cela ne fera pas au final fuir le réalisateur de Kingsman ?


De plus certes revenir vers l’esprit de Richard Donner est une bonne chose, mais à moins que les bases soient mises en place dans Justice League, il va être compliqué de s’éloigner à nouveau du personnage tel qu’on l’a vu pour l’instant. Le tout sous peine de risques de redite avec le film de Zack Snyder qui dans le fond et même s’il le faisait à sa sauce stylistique avait eu la même intention. Du coup l’idée de Matthew Vaughn est tout à fait honorable, mais sauf miracle, j’ai un doute sur le fait qu’elle se concrétise et que la Fox ne sorte pas le carnet de chèque pour le garder dans son pool de réalisateur. Réponse dans les mois à venir…

Critiques de films Films asiatiques Les news

A Day, un jour sans fin made in Corée…

De retour d’un séminaire, Jun-young assiste à un accident de voiture. Parmi les victimes se trouvent sa fille Eun-jung ainsi qu’une autre jeune femme, conjointe d’un ambulancier prénommé Min-chul. Jun-young et Min-chul vont être pris dans une boucle temporelle.

A Day de Cho Sun-ho n’est pas forcément un film évident à définir pour les spectateurs européens que nous sommes. La différence entre nous et la Corée est que le cinéma qui est le leur aime mélanger tous les styles dans une mélodie qui parfois pour nous tourne à la cacophonie indigeste. Cela ne fonctionne pas toujours, mais quand c’est le cas la magie prend et c’est en grande partie le cas avec ce A Day de Cho Sun-ho. À la fois, drama, thriller, film fantastique et mélo typiquement coréen, le film n’hésite pas à surprendre et ne jamais aller vraiment là où on l’attend. D’ailleurs, je ne me fais pas véritablement d’illusion, je m’attends à ce que d’ici quelques mois ou un an au maximum Hollywood annonce la mise en chantier d’un remake. Il est vrai que la base du film, cette boucle temporel sujet universel et cette histoire d’un père prêt à tout pour sauver sa fille peut marcher d’un pays à l’autre. Il sera intéressant de voir comment si remake il y a Hollywood adaptera le film. Perdra-t-il en route de sa simplicité et à la fois de son ambition ? Bonne question, car malgré les apparences trompeuses du départ, A Day de Cho Sun-ho n’est pas vraiment ce que l’on peut attendre. Thriller fantastique, mélo dramatique et film sur la rédemption tout passe à la moulinette pour aboutir à quelque chose d’assez surprenant.

Typiquement coréen dans sa forme, A Day de Cho Sun-ho aspire toutes les idées de cinéma occidentales, les digère et pourtant réussit à ne pas être une photocopie sans âmes. Jouant sur la carte du thriller fantastique pour parler à un large public, le film switch assez vite sur le drame humain en élargissant son point de vue sur bien plus de personnages que l’on ne pouvait le penser. Cela demande une attention certaine et ce dès le début, mais quand le puzzle se met en place, on réalise combien la finesse du travail d’écriture de A Day de Cho Sun-ho frappe en plein cœur. Le mystère qui nous est offert dès le départ s’avèrant très vite bien plus complexe et pas que sur l’aspect course contre la montre d’un père voulant sauver sa fille. Sans spoiler le film dans son dernier tiers dévoile un twist assez inattendu qui fait basculer pleinement l’histoire dans le drama humain. Le tout en reconnectant d’un coup de maître le spectateur avec l’aspect humain qui planait au-dessus de sa tête depuis le début à savoir la rédemption. Tout le film A Day tient sur ce postulat aussi universel que profondément casse-gueule. Je dis cela en mettant bien en avant que c’est typiquement dans ce dernier acte que le film prendra pour vous toute sa force ou bien volera en éclat. Typiquement coréen dans son ADN et sa construction, le final du film respecte les obligations en vigueur dans le cinéma de ce pays.

Connectant chacun des personnages et toutes les histoires les unes aux autres, A Day de Cho Sun-ho prend le parti au lieu de terminer dans la surenchère comme Hollywood pourrait le faire de ne se focaliser que sur l’humain. C’est aussi minimaliste que touchant et le contre-pied final dans les choix qui sont ceux des personnages principaux de l’histoire touche en plein cœur. Cela peut sembler exagérer en disant cela, mais l’implication que le spectateur a finie par avoir pour ces personnages et ce depuis le début du film finit par payer. A Day de Cho Sun-ho en combinant 4 storyline en une seule autour d’une notion de pardon et de choix moraux que l’on peut imaginer insurmontable pour les pékins que nous sommes. En effet au final la grande question du film est que seriez-vous prêt à faire pour sauver votre femme ou votre enfant et surtout assumerez-vous quoi qu’il arrive vos actes. Une question simpliste en apparence mais dont les ramifications finissent par toucher quasi-tout le monde. Maintenant reste à voir jusqu’où ? Dans mon cas, une fois j’ai cédé aux codes du cinéma coréen et finis l’histoire avec une certaine forme de beauté ou juste de simplicité et de poésie. Le mélange des genres était improbables et pourtant il fonctionne à merveille. Une petite pépite en provenance de Corée.