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Bohemian Rapsody, Queen mise sur le mauvais réalisateur…

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Bohemian Rapsody c’est l’histoire d’un biopic dont je n’attedais rien et qui semble vouloir exactement répondre à mes attentes…

Bohemian Rapsody de Brian Singer est un film dont je n’attendais rien à la base. J’aime Queen et pense encore et toujours que Freddy Mercury est un personnage mythique… mais la vérité est que vu la tournure que prenait ce biopic en coulisses (guerre ouverte entre Rami Malek et Singer) j’avais peu d’espoirs. Et après la découverte de cette longue preview du film, je dois bien reconnaître que de ce que j’ai eu la chance de voir… rien ne va. Comment dire les choses simplement ? Ce Bohemian Rapsody donne l’impression d’être un skecth du Saturday Night Live au 1er degré. C’est assez particulier comme feeling. La vague de films musicaux qui a envahi Hollywood ces derniers était en provenance de Broadway, ce qui impliquait une approche différente de la mise en scène. L’impression que l’on a en voyant ces différentes séquences est d’un patchwork pour le moins tout sauf solide entre le biopic caricatural, la telenovela pour les dialogues et la performance d’acteur qui tourne court pour Rami Malek. Je ne dis pas qu’il est un mauvais acteur, jamais loin de là… Je dis juste qu’ici on ne peut jamais passer outre son maquillage et ses dents. On ne voit jamais Freddy Mercury pleinement. On ne s’oublie pas dans son interprétation, on entend juste encore et toujours cette voix qui nous dit « mais ce maquillage bordel ! » et cette barrière ruine d’emblée l’adhésion.

rami malek bohemian rapsody

Viens s’ajouter d’autres aspects, l’homosexualité du personnage abordée dans une séquence où il avoue a la femme de sa vie qu’il ne sera jamais avec elle, qu’il se pense bisexuelle et qu’elle lui répond que non, il est gay. Le tout dans son salon avec un chat regardant la scène au milieu du canapé. Des dialogues atroces, des idées de mise en scène plate. Cela part mal et la chose continue dans la formation du groupe… encore une fois les fausses dents de Rami Malek font le show et font écran. La séquence où il annonce au groupe qu’il est malade avant leur concert mythique aurait dû déborder d’émotions, il n’en est rien. Brian Singer filme la chose avec un recul qui confine à l’absence, laissant Rami Malek en premier plan se débrouiller. Mais une fois de plus la chose tombe à plat. L’approche de la séquence est déjà vue, les dialogues classiques, la surprise absente. Et c’est un peu ce qui ressort en long et en large de ce que j’ai pu voir de Bohemian Rapsody de Brian Singer. Un travail d’élève appliqué qui aborde le biopic de Queen et de Freedie Mercury avec une folie très calculé. Presque sage. À l’opposé du personnage. Pire encore, là où d’autres acteurs prennent le risque de ne pas jouer forcément sur la ressemblance physique a tout prix, Rami Malek se prend les pieds dans le tapis. Oui, il mouille le maillot et fait le show, mais là encore, il ne fait que singer Mercury. On n’oublie jamais vraiment ni l’un, ni l’autre. On voit un cosplay à tous les étages, sentiment que la réalisation faussement folle et terriblement standard continue de faire vivre. On regarde la chose sans véritables passions et l’on se demande si au-delà des jours précédant le moment où la Fox a fini par le virer du tournage, Brian Singer avait vraiment envie de faire ce film. Car dans le fond du peu que j’ai vu pour l’instant (et qui je l’espère n’est pas symptomatique de l’ensemble du film…) rien ne va. Et cela me désole un peu…

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