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Blood Drive, la bonne surprise Grindhouse de SYFY.

Blood Drive a la base avait tout pour être la série que j’allais détester. Remettons les choses dans le contexte, le genre Grindhouse m’ennuie fermement. C’est souvent une excuse parfaite pour des réalisateurs pour « sous prétexte de respect du genre » de faire n’importe quoi et de dire qu’en fait c’est cool tu vois… Typiquement le genre d’excès qui m’agace. Je n’ai rien contre l’abus de cul et de gore dans un film si cela se tient un minimum avec une histoire. Et à ma grande surprise, Blood Drive réussit le petit exploit du moins sur son pilote d’accoucher de quelque chose de complètement border line et cohérent. Ce qui vu les bases sur lequel démarre la chose tient un peu de l’exploit. Comment définir clairement Blood Drive ? C’est simple, un mix entre Carmageddon et Canonball sauce gore et cul. Oui, l’excès est le maître mot pour définir cette série. Mais s’il y a bien un domaine où ces derniers temps la chaîne SYFY a su surprendre, c’est celui des séries. Non l’aura de la chaîne ne se résume pas simplement à Sharknado et sa réalisation pénible. Non, en marge, SYFY crée des petites séries de plus en plus respectables touchant chacune un domaine particulier du genre et l’abordant avec plus ou moins de finesses. Le mot est d’ailleurs superflu dans le cas de Blood Drive, mais dès le départ on était au courant de ce qui nous attendait. Et d’une certaine manière une fois que l’on accepte ce point précis, tout passe comme sur des roulettes. Mais alors pourquoi suis-je incapable d’en faire autant pour Sharknado ?

La raison est pour le moins simpliste. Si l’on met Blood Drive et Sharknado côte à côte on se retrouve avec deux facettes d’un même problème « comment traiter le border line » en TV. Sharknado le fait de la façon la plus paresseuse qui soit en cachant ses faiblesses derrière l’excuse du on est là juste pour rire. Blood Drive pourrait en faire de même, mais bien au contraire, il se passe un petit truc non négligeable. L’équipe de production de la série applique avec intelligence les règles du Grindhouse et s’amuse à jouer des codes. Les personnages sont caricaturaux, l’intrigue simpliste… oui et j’en passe dans la liste des portes ouvertes. Mais Blood Drive prend son temps pour faire en sorte que tout soit cohérent et presque plaisant à regarder. Même carrément d’ailleurs. Cette course de psychopathes au travers des États-Unis réserve encore beaucoup de surprises, mais il faut bien reconnaître que pour un pilote, la surprise est bien plus sympathique que je ne le pensais. Comme quoi…

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