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Blogueur, l’art délicat de l’écriture dans le vide H24…

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Le blogueur cinéma ou blogueur tout court a une maladie peu commune, celle de vouloir échanger à tout prix. Mais vu la démultiplication des canaux de communication, le message se dillue, se perd…

Le blogueur cinéma cette bête curieuse que l’on croise en soirée, en projo ou sur le net. Cela discute de tout et de rien, cela débat jusqu’à l’overdose sur des tonnes de films. Et au milieu de la foule des tweets qui sont légions dans les feeds, on se demande parfois si l’on a encore quelque chose à dire. Beaucoup de sites disent la même chose en même temps. Ce n’est pas uniquement qu’un phénomène FR, cela marche par tout. La news est reine du SEO. Ce n’est pas le caviar de l’information, mais cela fait tourner le moteur. Et l’on charbonne. Et dans la jungle numérique parfois la voix se perd en route. Difficile de toujours trouver l’angle, la bonne idée où l’envie de dire ou partager quoi que ce soit. A la différence du journaliste pour qui c’est un vrai job, le blogueur ciné n’en tire que rarement quoi que ce soit de concret. Il faut être honnête à part voir des paquets de films sans trop de soucis, on ne devient pas blogueur ciné pour la frime. Peu sont connus, et si l’on évolue pas avec les nouvelles tendances vidéos ou podcast, cela complique encore plus la chose.

film de noel journal des sorties

En fait le blogueur cinéma type c’est un peu un Lemmings, il creuse, creuse en direction de nouveaux horizons en priant pour ne pas tomber sur une sortie de route au passage. Et dieu sait qu’avec le temps le challenge devient de plus en plus massif. On peut même dire que le pire réside en soi, canaliser son envie de parler aux autres, d’avoir l’idée ou l’audace de croire que ce que l’on dit intéresse un minimum. Ou alors se refermer et passer à autre chose. Automatiser son flux de production diront certains, en ne parlant plus que ce qui sera un hit en termes de clics. Même là, difficile de prévoir à l’avance. Le blogueur cinéma c’est un peu comme un junkie du casino, qui chaque matin revient au turbin en mettant ses cartes sur la table et espérant toucher le plus gros nombre. Le problème est qu’à force de voir l’horizon de la salle de jeux devenir de plus en plus condensé, on se lasse peut-être un peu. C’est le passage de l’ère Luke Skywalker vers le côté hermite Obi Wan. L’aube de la vieillesse numérique surement.

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