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Black Lightning, le show le plus politique de la CW.

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Black Lightning avait tout pour être une série de plus en mode DC sur petit écran et au final c’est une tout autre mélodie qui se dévoile sous nos yeux. Bonne surprise.

Black Lightning est une série vraiment à part dans l’univers CW de la DC. La première raison est que même si elle utilise une grande partie des codes des autres séries, elle fait en sorte de ne jamais trop se mélanger avec les autres. Un choix comme un autre. Mais, le vrai point intéressant de la série est son fond politique. 13 épisodes qui permettent à la série de s’enfoncer dans les rouages d’une société gangrenée par le racisme. Le tout en prenant la chose sous le prisme d’un monde très comic-books à la sauce blaxploitation. Une atmosphère qui se voit offrir par-dessus tout un soupçon de réalisme assez flagrant sur l’histoire de l’Amérique et sa relation avec les populations afro-américaines. Les autres séries DC de la CW s’écartent du monde réel pour n’être qu’un reflet de ce que les comics font de meilleur ou de pire, cela dépend des saisons. Black Lightning est une version à peine déformée de l’Amérique d’aujourd’hui : tensions raciales, violences policières, racisme latent, difficulté de trouver sa place dans ce monde quand on est noir. On ne peut pas dire que la liste des thématiques présentes dans la série et dans cette première saison sont tout sauf joyeuse. Et c’est ce positionnement pour le moins radical qui offre à Black Lightning son identité pour le moins particulière et attrayante.

black lightnng cw

Keskia????

J’emploie ce mot car la vraie force de cette série est d’assumer et d’embrasser son identité et ses racines afros du début à la fin. D’organisation secrète désireuse de maîtriser et rendre dociles les populations afro-américaines en passant par le racisme larvé de la police, la série prend une route inattendue. Je n’ai jamais été fan des films de Blaxploitation et pourtant ici, voir la série se servir des codes de ce genre pour créer quelque chose de nouveau m’intrigue. De par sa galerie de méchants principaux et secondaires Black Lightning développe un univers bien plus intéressant que Flash ou Arrow qui bien que sympathique fut un temps sont aujourd’hui assez creux. Avec son héros, véritable prophète social pour la population afro-américaine de sa ville, la série crée un point de vue totalement différent des autres shows. Ce qui amène le public à voir les choses d’une manière plus fraîche. Est-ce que cela fonctionne toujours ? Est-ce que la chose possède tant de fond que cela ? D’une certaine manière et aussi paradoxales que cela puisse paraître oui. Black Lightning joue avec les codes des comics books, mais y injecte suffisamment de données sociétales en rapport avec la condition des Afro-Américains dans le système US pour que très vite le show arrive sans le moindre mal à se hisser au-dessus de la ligne de flottaison des autres séries DC de la CW. Est-ce que le miracle pourra continuer en saison 2 ? C’est la question que l’on peut se poser. Il va falloir prier pour que la chose ne tombe pas dans la caricature ou un changement de showrunners qui mettrait en pièces tout ce qui avait été établi. Beaucoup de questions pour l’instant sans réponses. Une chose reste pour l’instant une évidence : Black Lightning dans sa saison 1 est définitivement une bonne surprise. Et d’une certaine manière, ce n’est déjà pas si mal.

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