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[Billet d’humeur] Le 2.0 et moi…

will-ferrell

Je ne sais pas si c’est relatif au fait de vieillir ou de devenir de plus en plus incompatible avec la vie parisienne, mais une question me revient encore et encore en tête : à quoi ressemblerait la vie sans ces réseaux sociaux ?. J’entends par là twitter, facebook, instagram. Tous autant les uns que les autres, nous sommes accrocs a ces jouets. Pour des bonnes, des mauvaises raisons et parfois juste par obligations pro. Le mariage est rapide, mais souvent le divorce prend des allures de je t’aime moi non plus qui n’en finissent plus. Flux d’informations parfois utiles et souvent futiles, twitter est un peu le petit ange et démon à la fois qui sifflotant sur notre épaule nous amène à procrastiner comme un dieu. On raconte sa vie au lieu de la vivre, idem pour instagram, on shoote sans cesse plutôt que de profiter. Dans un cas comme dans l’autre, je suis tout aussi coupable d’addiction primaire que 99% de la population numérique mondiale et c’est bien ce qui me tracasse. Ces extensions de nos vies sont devenues tellement proéminentes qu’elles prennent presque le dessus sur la vraie vie. J’ai failli supprimer certains comptes et à chaque fois la même rengaine est revenue « non t’as besoin d’avoir ce truc de nos jours » facebook, twitter…

FB, Twitter et Instagram, le triolisme narcissique du twittos à l’état brut. Je mets de côté Instagram qui reste le plus intéressant, bien que devenant de plus en plus commercial avec le temps. Mais, il devient de plus en plus rare de trouver quelque chose d’intéressant à lire sur ces médias. Promotion du vide, d’émissions, de soi, de rien. Ces réseaux sont un gigantesque trou noir consumant le temps avec application. Le temps est la monnaie la plus précieuse que nous ayons de par sa nature courte et l’on prend un malin plaisir à le dilapider dans ces réseaux dans le vague espoir de se divertir au mieux ou de dire que l’on peut exister autrement au pire. Je sais, je m’épanche de ces lamentations sur les mêmes fameux réseaux, me rendant encore plus illogique avec mon propos de départ. Un postulat démontrant au final assez bien l’addiction qu’exercent ces médias sur nous et la façon relativement pernicieuse dans laquelle ils s’imbriquent avec ce que nous sommes. On est esclave par la force des choses de ces réseaux et l’on en perd de plus en plus la vision d’une porte de sortie. Volontairement ou non. Oui, je vieillis. Et le retour à des choses plus simples me fait de l’œil chaque jour de façon un peu plus indécente. Et j’aime cela…

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2 Comments

  • Reply
    Anderton Cineblogywood
    février 9, 2015 at 11:05

    Allez, fais pas le con, reste avec nous. La vraie vie, c’est plein de morts et de trucs qui font vraiment mal. Bises.

  • Reply
    Val
    février 10, 2015 at 3:30

    C’est comme toutes les bonnes choses, il faut en user avec modération. Etre sur les réseaux n’implique pas forcément de mettre sa vie en parenthèse 😉

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