Critiques de films Films américains

The Best of Me- Michael Hoffman- Critique du film

J’ai toujours eu un faible pour les comédies romantiques. Je n’y peux rien, je suis faible dans le domaine. Cela me détend. J’ai tendance à être très bon public, c’est le concept dans ce domaine, il faut être tolérant vu que pour la plupart des productions les rouages sont connus comme le loup blanc. Mais parfois même si la tolérance est une qualité première chez vous, il arrivera que l’on tombe sur un film qui la brise en deux, la finisse à la TNT et vous souffle les restes de cette dernière en plein visage. Le tout en vous regardant droit dans les yeux avec un rire sadique. C’est le cas avec The Best of Me, la dernière adaptation d’un roman de Nicholas Sparks. Pour situer le personnage, Nicholas Sparks est la version américaine de Guillaume Musso dans le domaine de la rom com de gare. Tout ce qu’il écrit est pris par les studios et produit à la chaîne. Parfois, cela passe, parfois pas du tout.The Best of me, n’est franchement pas la meilleure des adaptations de Nicholas Sparks au cinéma. Michael Hoffman le réalisateur de The Best of me donne l’impression de ne jamais y croire et cela finit par se sentir à tous les étages…

Michael Hoffman réalise The best of Me à la manière d’une check-list d’avant décollage. On vérifie bien que tous les points d’une romanance mode Hollywood saveur déjà vue sont présents et l’on coche dès que l’on en passe une au check-point. C’est régulier, sans douleur et surtout sans saveurs. L’histoire de ces deux amants séparés des années auparavant et qui se retrouvent bien plus tard pour essayer de reprendre ladite romance a des allures de mauvais téléfilm. C’est d’ailleurs ce qu’est The best of Me au final, un téléfilm se donnant les apparences d’une belle production. Les dernières adaptations de Nicholas Sparks ont pour un grand nombre du mal à faire recettes. La faute à un rythme de production qui ne les espace plus assez. Nicholas sparks n’est pas un auteur vraiment novateur, il a des formules et brode beaucoup autour de ces dernières quitte à se répéter sans arrêt et c’est ce qu’il fait. Le hic est que vu le tempo de production autour de ses oeuvres, les défauts n’en deviennent que plus flagrants. The Best of me du coup apparaît comme le kilo de sucre de trop sur un gâteau déjà bien lourd.

Empilant les clichés avec la régularité d’un horloger suisse, The Best of Me peine à maintenir son scénario à flot. Mais, j’ai envie de dire que cela n’est pas bien grave tant le spectateur aura décroché longtemps avant. En effet, aussi bien l’histoire en elle-même, les acteurs et toute l’ambiance du film agissent comme l’un des somnifères les plus puissants existants sur le marché. Mais heureusement, The Best of Me réserve un coup de massue pour la fin, un final de toute beauté qui mettra votre intelligence en fusion. Difficile de se laisser aller à un grand moment de compassion avec ce film. La magie Nicholas Sparks ne fonctionne plus vraiment, il faut reconnaître ce qui est c’est via un exemple aussi flagrant que The best of me qu’on le constate. Donc à moins que vous soyez un sadomasochiste de la comédie romantique comme moi, je pense qu’il est nécessaire pour vous de tout simplement éviter The Best of Me. Ne me ditez pas merci, c’est cadeau. Bisous….

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