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La belle et la bête en live, nouveau classique Disney

La belle et la bête version animé de Disney est pour beaucoup un classique. Les légions de fans aimant ce film attendaient cette version live le couteau entre les dents. En ce qui me concerne, je ne suis pas plus fan que cela de la version animée. Je sais sacrilège et mon cœur balance nettement plus vers l’adaptation en comédie musicale que je trouve tout simplement splendide. La bonne surprise est que dans l’esprit cette version de La belle et la bête par Bill Condon est une adaptation de la comédie musicale. Alors si vous avez aimé la version féerique et sérieuse de Christophe Gans ou le côté friendly du dessin animée, il faudra faire avec certains des aléas du genre « Broadway ». La belle et la bête est complètement « over the top » a plus d’un titre sans pour autant jamais se perdre en route, c’est la beauté de la chose. Si l’on place côte à côte le dessin animé et le film, les fans diront qu’au-delà des nombreux numéros musicaux, les différences sont minimes. C’est vrai. Mais c’est l’ampleur de cette apport musical ainsi que la beauté de la mise en scène qui décuple la magie de l’ensemble et dans le domaine, La belle et la bête vend du bonheur avec une force et un enthousiasme qui commande le respect.

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Tout le monde connaît par cœur l’histoire de La belle et la bête. Bill Condon du coup à la différence de Christophe Gans qui avait voulu innover ne cherche pas à sortir l’artillerie lourde sur ce point précis. Mais cela n’enlève en rien de sa superbe au film. L’histoire qu’il nous raconte rentre dans une de ces rares exceptions où l’on sait exactement ce que l’on va voir et surtout ce que l’on veut voir. Romantique, drôle et d’une humanité qui touche au cœur à plus d’une reprise, il n’y a pas vraiment de fautes graves dans le chemin qu’entreprend Bill Condon. Du début à la fin, il mène son film d’une main de maître aidé en cela par un casting parfait où Emma Watson et Dan Stevens malgré son masque numérique de poils… illumine le récit. Difficile de ne pas retrouver son âme d’enfant face à cette romance aussi simple qu’universelle. Certains diront que la simplicité du propos est exaspérante. Mais là encore, la base d’une comédie romantique et les codes qui animent ce genre n’ont jamais été bien complexes. Après c’est au réalisateur et à son équipe d’acteurs de réussir à s’approprier l’ensemble pour transcender les attentes du spectateur. Voir tout simplement les pièges qui se dressent entre lui et son acceptation du concept. Et du début à la fin, La belle et la bête passe chacune de ces étapes sans trébucher, la tête haute.

La Belle et la Bête réussit donc un parcours sans fautes du début à la fin du récit. Dan Stevens en tête et malgré son masque numérique illumine le film dans le rôle de la bête en faisant passer des tonnes d’expressions dans ce ramassis de lignes de codes. Tout comme pour le Livre de la Jungle de John Favreau, l’avancée de la technologie devient le meilleur allié de ces nouvelles adaptations. Les limitations d’antan n’existent plus et Bill Condon s’en donne à cœur joie pour updater de la meilleure façon possible le récit. Féerique, épique et romantique, Disney update de la façon la plus brillante qui soit ses classiques. Ce qui laisse présager de grandes choses pour le prochain en date que sera Le roi Lion. Mais en attendant ce moment, La Belle et la Bête tout comme sa précédente version ravira encore et toujours les fans. Par les temps qui courent, il serait idiot de se priver de ce genre de films qui font un bien fou. À voir et pas qu’une fois.

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