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Before I Wake, la petite surprise « maudite » de Mike Flanagan.

Kate Bosworth stars in Relativity Media's "Before I Wake".Photo: Courtesy of Relativity MediaCopyright:  © 2014 QNO, LLC

Before I Wake de Mike Flanagan rentre dans cette catégorie peu flatteuse des films un peu maudits. En effet, nous sommes en 2016 et le film date de 2013. Il ne sort que désormais et encore en VOD. La production et le marketing entourant l’histoire du film ayant connu pas mal de soucis, on pensait que la chose allait se révéler honteuse au dernier degré. Expliquant ainsi le délai de sortie. La vérité est tout autre. Oui, Before I Wake n’est pas parfait et à plus d’un titre certaines des actions des personnages sembleront bizarres au mieux ou illogiques face au montage actuelle du film, mais il y a dans ce récit une forme d’authenticité touchante qui permet de passer au-delà des défauts apparents. Before I Wake repose principalement sur le cheminement fait par ce couple ayant perdu un enfant et ce jeune garçon qu’ils adoptent. 3 humains à la dérive qui se retrouvent à essayer de construire quelque chose et c’est là-dessus que le film passe un gros moment. Et c’est ce qui fait sa force le sauvant de la catastrophe. Before I Wake n’est pas un film d’horreur, c’est avant tout un drama sur le deuil et apprendre à se reconstruire et ne plus se laisser dévorer par le passé. Le personnage de Jacob Tremblay (l’incroyable enfant de Room) est pour beaucoup dans la réussite et le charme si particulier de ce film. La fragilité qu’il rend palpable pour que l’on s’attache à son personnage fait que l’on se laisse porter bien plus facilement que prévu par le twist au cœur de l’histoire.

Before I wake dans sa promo peut paraître trompeur en mettant en avant de façon bien trop forte les éléments d’horreurs. Contrairement à d’autres films qui ne reposent que sur cela, Mike Flanagan construit son histoire avec finesse et intelligence privilégiant à merveille l’humain en 1er lieu. Et cela a pour effet de rendre encore plus forte la fin du film et les incursions que ce dernier fait dans le domaine de l’horreur. Certes, le film a des défauts et l’on sent des coupes parfois un peu franches, mais aussi imparfait qu’il puisse être, ce Before I Wake possède une âme en la personne de Jacob Tremblay qui malgré son jeune âge porte le film sur ses épaules. Le scénario fait le reste. Et cela fait parfois vraiment du bien de voir un film comprenant que pour que l’horreur est du sens, il faut que l’humain soit solide dans le récit. S’appuyant sur un trauma compréhensible de tous la perte d’un enfant pour une mère et la perte d’une mère pour un enfant, Mike Flanagan dont jusque-là je n’étais pas fan m’aura agréablement surpris sur cette production. Bien avant The Room et même avec un scénario imparfait, le jeune acteur Jacob Tremblay montrait déjà le talent naturel dont il dispose. La vraie force de Before I Wake au-delà de son casting est au final d’avoir enfin réussi à amener quelque chose de nouveau dans l’écosystème du film d’horreur/fantastique. Mike Flanagan réussit avec ce film maudit et parfois boiteux a malgré tout donner naissance à une histoire assez attachante quand la grande révélation arrive. Une jolie surprise inattendue.

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