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Baron Noir, Kad Merad prend le contrôle de la saison 2.

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Baron Noir s’achève sur une saison 2 assez fataliste promettant de belles choses pour l’avenir. Il va juste falloir attendre…

Baron Noir dans sa saison 2 avait une tâche pour le moins casse-gueule, recoller à la réalité et tenter de ne pas se faire à nouveau dépasser par cette dernière. Est-ce qu’une fois les 8 épisodes de la saison 2 vus on se dit que la mission est un succès ? En grande partie oui. La réalité ayant déjà savonné la planche des réalistes, il est en effet difficile de surprendre complètement, mais il faut bien reconnaître que l’on s’y retrouve. Et surtout qu’au travers de chacun des personnages présents dans cette nouvelle saison on retrouve un alter ego TV des grands noms de la politique actuelle (Fillon, Valls, Melenchon, Macron et j’en passe) tous les courants sont présents et l’on ne peut s’empêcher d’avoir ce feeling bizarre de regarder une fiction ultra-réaliste. Un miroir à peine déformant de la réalité qui est la nôtre. C’est sur ce point que la saison 2 de Baron Noir joue sa carte la plus intéressante en réussissant à dépasser et retourner ce qui aurait du être pour elle une faiblesse. Voir un mur infranchissable. Et pourtant au milieu de ce paysage si familier et peu avare en fourberie, le miracle se produit. Si l’on passe à côté donc de l’impression de déjà vu sur certains aspects, cette saison 2 de Baron Noir offre son lots de surprises. Une galerie de personnages qui ne sont jamais vraiment bons et bien souvent rongés par leur ambition. Anna Mouglalis qui est une version féminine de Macron est une chef d’état pour le moins effrayante de froideur. Pascal Elbé en Fillon (ou presque) est à l’image de Mouglalis, déconnecté froid et d’une ambition l’empêchant de voir qu’il va droit dans le mur. Mais la vraie révelation de cette saison 2 de Baron Noir est François Morel. Il incarne au travers de Vidal, un clone de Melenchon et la chose prend parfaitement. Plus rond et moins agressif que l’original, il possède pour autant ce talent verbal, cette éloquence pour le moins surprenante et hypnotique. A l’image du personnage de Kad Merad, il est un serpent se faufilant dans chacune des fissures du tableau. Attendant son heure et jouant cette grande partie d’échecs dont la fin tarde encore et toujours à venir.

baron noir kad merad

Mais que serait cette série sans le Baron Noir ? Kad Merad traverse toujours la saison avec la même hargne, force et détresse à la fois. Ou pour être plus précis, dépit. Celui de se rendre compte que le monde politique évolue parfois plus vite que lui et qu’il n’est désormais plus qu’un dinosaure. L’homme des entourloupes. Une sorte de Charles Pasqua qui se retrouve pris dans les mailles de son propre filet. Et quand la fin de saison arrive, le constat est amer, rejeter sa nature ou s’engager dans un dernier combat. Baron Noir n’est pas une série tentant de rendre amicale ces personnages. Ils sont humains certes, mais bien souvent pourri jusqu’à la moelle et ce qui rend la chose encore plus effrayante d’une certaine manière est qu’ils sont i proches de ceux qui nous gouvernent… des clones quasi parfaits. Des hommes et des femmes déconnectés de la réalité et aux manettes d’un pays dont eux-mêmes ont du mal à diriger la voilure. Et c’est à partir de là que se produit le twist pervers de cette série, c’est que notre cœur ne balance même plus de l’un à l’autre, on choisit celui qui pour nous est le seul à pouvoir encore survivre parmi ces requins. Quitte à s’enquiller un partenariat avec un salaud autant prendre le plus malin du lot. Et c’est là que Kad Merad et son personnage sortent du lot de cette saison. Aussi haut sur l’affiche que puissent être les politiciens de cette nouvelle saison, aucun ne peut se passer de sa présence dans l’ombre. Il est pervers, les manipule à sa guise et ce dans une optique qui ne se dessine que dans les dernières secondes de la saison 2. Un twist sou une forme de va-tout à l’image de cette saison. Evoluer ou mourir, aller de l’avant et surprendre ceux vous pensant agonisant suite à vos ennuis judiciaires.

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La saison 2 de Baron Noir réussit ce tour de passe-passe assez fort de s’inspirer du réel pour n’en garder le plus fort sans pour autant se perdre en route. Réel et fiction collaborent à merveille donnant naissance à une création hybride. Le genre de celle qui dans le fond fait froid dans le dos et pourrait même pousser à détester encore plus l’establishement politique qui nous gouverne. Là où House of Cards finissait par tomber dans le cabotinage de Kevin Spacey, Baron Noir reste droit dans ses bottes et cela donne encore plus envie de voir arriver très vite cette saison 3 sous forme de vengeance sans pitié. Du beau boulot.

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