Critiques de films Films français

Ballerina, une connasse et une Kaira à l’opéra…

Félicie est une jeune orpheline bretonne qui n’a qu’une passion : la danse. Avec son meilleur ami Victor qui aimerait devenir un grand inventeur, ils mettent au point un plan rocambolesque pour s’échapper de l’orphelinat, direction Paris, ville lumière et sa Tour Eiffel en construction ! Félicie devra se battre comme jamais, se dépasser et apprendre de ses erreurs pour réaliser son rêve le plus fou : devenir danseuse étoile à l’Opéra de Paris…

Ballerina est une expérience un peu particulière, le cinéma Français ne se lançant pas toujours avec brio dans le domaine de l’animation. Difficile surtout quand on fait de la 3d de se frotter aux monstres du genre. Question d’habitude, de marché et accessoirement de budgets. Ballerina partait avec quelques sacs de ciment sur le dos et en bout de course plie un peu sous sa volonté de se fondre dans le moule. J’entends par là, de son envie un peu contre nature de plaire a un public international quitte a mettre de la pop récente et anglaise dans un film français du début de siècle. Ballerina donne à plus d’une reprise l’impression d’avoir en son sein deux films, celui d’un réalisateur ayant eu une envie et une vision et celle du démon du marketing qui pour parler au plus grand nombre a rajouté sa sauce. Parfois sans vraiment se retenir d’en faire un peu trop sur un point et pas assez sur d’autres.

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Ballerina au-delà de l’abus de musique anachronique pour l’époque possède un autre souci, son scénario. Si vous êtes désireux d’avoir un film d’animation touchant un public aussi bien enfant qu’adultes, vous avez frappé à la mauvaise porte. Pas que Ballerina soit une catastrophe, loin de là. Mais, il faut bien reconnaître que la forme finale au demeurant très schématique et prévisible du scénario n’aide pas forcément à s’impliquer. Cela fonctionnera sans mal sur les plus jeunes (la cible…) mais au-dessus du statut d’adolescent, il y aura quelques zones de turbulences. Prenant au niveau du character design le cahier des charges Pixar au pied de la lettre, Ballerina continue dans cette tendance mélangeant cartoon et semi-réaliste. Le rendu étant moins fin que chez Pixar, on peut tiquer par endroits sur certaines facilités d’animation. Mais là encore c’est un détail qui ne choquera pas les plus petits. Tout comme le scénario qui même s’il est certes mignon, manque un peu trop de fond pour véritablement emmener sur le long terme. La vraie problématique de Ballerina est que pris pour ce qu’il est « un divertissement pour enfants » et rien d’autre… le film remplit son but. Mais sans jamais véritablement pour autant chercher à en offrir plus.

Au final, Ballerina plaira à vos enfants et vous semblera un poil long en tant que parent accompagnateur. Mais que ne ferait-on pas pour le plaisir de ses enfants ? Ce qui me rappelle que je n’en ai pas et explique peut-être pourquoi je suis resté un peu sur le bord de la route. Mon âme d’enfants à du prendre un peu l’eau ces derniers temps, mais si la votre est imperméable, Ballerina devrait donc faire l’affaire. A vous de voir en connaissance de cause…

 

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