Critiques de films Films américains

Baby Boss, la sortie de route de Dreamworks…

Un bébé hors du commun qui porte un costume et adore les sushis va, avec l’aide de Tim, son frère de 7 ans, mettre en place une stratégie pour déjouer les plans terribles de la société ToutouCo.

Baby Boss est l’un de ces films bizarre qui même plusieurs jours après la découverte en salle vous laisse perplexe. Pourquoi ? Peut-être pour la simple raison qu’en voyant le logo Dreamworks on s’attend à un minimum de folie et de créativité. Et la vérité est que malheureusement ces deux qualités n’arriveront jamais dans le film. Baby Boss est en quelque sorte un film embryonnaire, comme si la production avait pris la décision de faire sauter la case développement à tout le film. Le scénario de ce film est tellement prévisible que l’on est assez consterné devant le manque d’ambition de l’ensemble. Là où Dreamworks sans toujours égaler Pixar avait pourtant accouché de véritables Ovnis hallucinant ( les 5 légendes et The Croods), on se demande s’il s’agit bien du même studio. Je ne vais pas dire que la chose est horrible à s’en arracher les yeux. Mais, il n’y aura pas un seul instant ( et c’est particulièrement vrai dans le final) où vous n’aurez pas l’impression d’avoir prédit l’intégralité de ce qui va se passer il y a déjà plus de 20 minutes. Et pourtant les scénaristes continuent de faire comme si de rien n’était, comme si tout me monde était certains qu’une certaine forme de suspens existe encore dans ce film. Alors qu’elle a déserté la salle à peine 15 minutes après le début du film. C’est ce qui rend l’ensemble aussi déstabilisant.

A l’époque où l’animation n’est plus un art si mineur qu’auparavant, comment expliquer qu’un aussi grand studio fasse un tel bond dans le passé. Baby Boss est faible sur tous les fronts. Là où Pixar expériment tous les genres graphiques au travers de ses courts-métrages et réussit son coup à chaque fois, on s’étonne de voir Dreamworks jeter complètement l’éponge. Mixe batard de beaucoup de styles graphiques, Baby Boss se plante sur toute la ligne. Le mot qui définit le mieux la mise en scène de ce film est quelconque et c’est peut-être le pire. Là où d’autres nous énervent et donnent envie de jeter quelque chose sur l’écran, Baby Boss laisse le spectateur impassible. C’est définitivement la pire des punitions, le cinéma se doit d’être un pourvoyeur d’émotions et la seule que Baby Boss offre, c’est l’ennui. Ce n’est pas vraiment ce que l’on attendait de lui. C’est encore plus dommage quand on voit le studio derrière cette sortie de route. J’aurai voulu aimer ce film, j’aurai voulu rire tout du long et ressentir une vraie émotion autre qu’un soulagement en sortant de la salle. La déception est titanesque…

 

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