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Assassin’s Creed le film qui manque sa cible…

Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique, Callum Lynch revit les aventures de son ancêtre Aguilar, dans l’Espagne du XVe siècle.  Alors que Callum découvre qu’il est issu d’une mystérieuse société secrète, les Assassins, il va assimiler les compétences dont il aura besoin pour affronter, dans le temps présent, une autre redoutable organisation : l’Ordre des Templiers.

Assassin’s Creed de Justin Kurzel est un film quelque peu étrange qui possède ni plus ni moins que toutes les forces… et faiblesses de la saga jeux vidéo. Combiné en un seul film. Ce qui fait de lui une des adaptations les plus fidèles dans le domaine du passage du gaming au 7e art, mais est-ce que cela en fait pour autant un bon et grand film ? Je suis plus mitigé sur le sujet. Prenons les choses calmement, tout n’est pas à jeter dans le film, la réalisation de Justin Kurzel est comme d’habitude aussi dynamique qu’ambitieuse et le casting principal (Fassebender et Cotillard, surtout le premier d’ailleurs…) s’en sort à merveille. Mais tout comme lorsque l’on joue aux différents jeux vidéo un léger détail finit par nous frapper assez vite, ce feeling que les gens à la tête du navire ne savent pas vraiment où ils vont. Ce 1er volet de la saga jette un nombre conséquent d’idées sur la table et de clins d’œil divers à la saga Assassin’s Creed. Mais se heurte en faisant cela, celui de donner sans cesse l’impression de s’arrêter en plein milieu de l’action pour faire un clin d’œil aux publics gamer en lui disant « t’as vu hein, on y a pensé… ». Assassin’s creed n’est pas le premier film à se heurter à ce problème en particulier.

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Mais dans le cas présent, une certaine frustration peut naître de l’ensemble. La raison étant majoritairement que le casting est bon ainsi que la réalisation. Le vrai problème est le scénario. Avec le temps la mythologie d’Assassin’s Creed par les jeux ou les romans a réussi à s’étoffer. Sans pour autant jamais atteindre le sentiment d’unité comme l’univers étendu de Star Wars sur tous les formats. Tout le monde envoie ses idées sans pour autant pleinement développer ce qui avait été fait auparavant. Et c’est en grande partie le souci de cette adaptation cinéma. Empruntant un peu partout dans la saga sans jamais créer un vrai lien cohérent d’un point à l’autre, le film finit par être une histoire de plus dans la saga Assassin’s Creed et tout comme les jeux ou bien la saga Call of Duty par exemple, l’ensemble rentre dans une culture du consommable. Assassin’s Creed le film en est l’incarnation parfaite. Un emballage parfait, une dégustation pas désagréable… mais peu de goût au final. La chose frappe encore plus dans le final du film qui montre encore une fois combien, il semble en panique tirant dans tous les sens pour créer du suspens pour la possible suite de l’histoire. Mais à force de ne pas avoir su d’une part créer d’histoire solide, ni créer une balance correcte entre le passé et présent (les flash-back dans le passé sont justes au final décoratifs et minime), le film s’écroule en grande partie sur sa toute dernière ligne droite.

Il manque donc à Assassin’s Creed une véritable ligne directrice et surtout une compréhension de son histoire. Je pourrais même aller jusqu’à dire simplement… une ambition. Se contentant par instants mollement d’adapter le cahier des charges Assassin’s Creed, le film passe à côté de son potentiel et quand on possède un acteur du calibre de Fassbender devant la caméra et un mec pas manchot comme Justin Kurzel derrière la caméra, cela tient un peu de la faute de goût. Au demeurant et en baissant ses attentes, Assassin’s Creed est un divertissement de plus Hollywoodien, calibré dans ses forces comme ses faiblesses. Mais cela reste malgré tout en bout de course un film qui ne laissera pas un grand souvenir. Dommage.

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