Critiques de films Films américains Les news

Ant-Man et la guêpe, Evangeline Lilly et Paul Rudd duo gagnant.

[podcast_subscribe id="31141"]

Ant-Man et la guêpe marque un break dans la noirceur pour le MCU surtout après Infinity War. Et c’est surtout l’occasion pour Evangeline Lilly de briller.

Ant-Man et la guêpe n’avait pas forcément la tâche la plus facile après Infinity War, celle de venir distraire le public, lui faire penser à autre chose de moins sombre surtout après ce final. Et l’on se disait que cela ne semblait pas évident. La vérité est qu’à la grande surprise de tous et moi le premier, ce film réussit son coup sur quasiment tous les points. La chose amusante et surtout dans son dernier tiers est combien pour les plus attentifs sur les détails évidents et ceux marchant dans l’ombre du scénario, les jonctions avec Infinity War se construisent. Si l’on devait définir de la manière la plus évidente les influences de Ant-Man et la guêpe, mon cœur balancerait en 1er lieu vers l’Aventure Intérieure et une tonne d’autres films de la grande époque du PG13 old school. Ce second volet des aventures d’Ant-Man s’éloigne des intentions artistiques des autres Marvel. Chacun des films du MCU s’attaque plus ou moins de front a une population marketing. Personne n’est dupe et ici, la cible ce sont les ados et la famille. Ant-Man et la guêpe est rythmé, drôle et exempt de véritables noirceurs. Est-ce un drame ? Pas une seule seconde pour la seule raison que le duo Paul Rudd/Evangeline lilly fonctionne à merveille. L’alchimie entre les deux est palpable et l’on se retrouve pris au piège du charme assez délicat qui se dégage de l’ensemble. Mais ce que l’on admire chez la jeune génération d’Ant-Man et la guêpe marche aussi bien sur la première…

ant-man-paul-rudd
Fort d’une technologie de rajeunissement confinant tout simplement à la sorcellerie, ce second volet d’Ant-Man plonge dans le passé et nous offre des versions surprenantes de Michael Douglas et Michel Pfeiffer. Cette dernière d’ailleurs est le cœur du film, qui est au final une mission de sauvetage a grande ou petite échelle, cela dépend du point de vue. Mixant aussi bien l’action que l’émotion Ant-Man et la guêpe joue sur tous les tableaux pour tenter de donner vie a un spectacle minimaliste en surface, mais dont les ramifications sont assez intéressantes pour l’avenir. Que ce soit face à ce que cela ouvre sur la connection avec la suite d’Infinity War, mais aussi sur des détails complètement anecdotiques au 1er regard, comme les paroles de la fille de Scott Lang qui rêvent d’aider son père… en reprenant son rôle. Un détail qui pourrait bien avoir un impact bien plus grand que l’on ne peut le penser sur Infinity War part 2… Construit comme une comédie au final assez classique balaye son apparent manque d’enjeux classique en injectant autre chose dans l’histoire. Une légèreté assez salvatrice. Malgré une certaine forme de noirceur sur le fond ou d’humour très potache dans les Gardiens et Thor Ragnarok, les films du MCU récent n’embrassent que rarement les habits de la comédie pure. Ant-Man et la guêpe donne l’impression justement d’avoir l’ADN d’un film en provenance directe du passé. Cela risque d’en laisser plus d’un de marbre, mais cela montre aussi d’une certaine manière l’intelligence de production de Marvel.

 

ant-man-evangeline-lilly
Est-ce qu’Ant-Man et la guêpe est un vrai film ou un pur produit marketing calibré pour chopper à la gorge un segment prioritaire du public ? Permettant ainsi à la foule de se reposer un peu en attendant la fin d’Infinity War ? La réponse est oui, Marvel maitrise sa mythologie cinéma à la perfection et ce film en est la preuve une fois de plus. Mais ce qui fait définitivement le plus plaisir à voir ici est le duo Evangeline Lilly et Paul Rudd. L’une des faiblesses principales de Marvel tient dans sa mise en avant de personnages féminins solides. Le studio conscient de s’être fait griller la politesse a force d’attendre par Wonder Woman tente de corriger le tir. Et en attendant de voir si Captain Marvel tiendra ses promesses, il faut reconnaître que le personnage de la Guêpe (mère et fille…) est une véritablement belle addition. Evangeline Lilly mène ici la danse du début à la fin et ce qui est d’autant plus appréciable est que Paul Rudd ne tire jamais la couverture à lui. Nous sommes dans une configuration où le soi-disant Wingman du héros est en fait la pièce maitresse du puzzle. Alliance parfaite entre émotion, humour et action, Ant-Man et la guêpe est un pure produit du passé que Marvel a remis au goût du jour et la magie opère toujours autant. Certains le jugeront anecdotique ou sans enjeux. Dire cela est un peu comme passer à côté de l’évidence. Je préfère 100 fois un film qui assume son côté léger et ne cherche pas à mentir sur ce qu’il est qu’une grosse machine bruyante morte de l’intérieur du début à la fin. En ce qui me concerne c’est validé.

No Comments

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.